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Description

PAIX-DIEU
DU REVE CISTRECIEN AU PATRIMOINE VIVANT

La fondation de l'Abbaye de la Paix-Dieu s'inscrit dans le mouvement mystique féminin qui marqua le diocèse de Liège au début du 13e siècle. Initialement installée dans le village hesbignon d'Oleye, l'abbaye est transférée, en 1244, dans un site de vallée, à la confluence de plusieurs ruisseaux, au lieu-dit Grognart, à Bodegnée. Immédiatement, l'abbaye de la Paix-Dieu constitue un domaine agricole pour vivre selon l'idéal d'autarcie des Cisterciens. Après la crise de la fin du 13e siècle qui affecte son économie, la Paix-Dieu réorganise son domaine et se mue peu à peu en seigneur foncier. Ce capitalisme de la terre lui permet de faire construire des bâtiments monastiques et la ferme qui annonce celle que nous lui connaissons aujourd'hui (1730-1767).

Un lieu de vie

L'unité que l'on perçoit à la Paix-Dieu est due à l'utilisation des matériaux et techniques traditionnels. Les bâtiments de style « Renaissance mosane » datent des 17e et 18e siècles. Si la ferme est encore en bon état, les bâtiments conventuels ont subi d'importantes dégradations après leur vente comme « bien national » en 1797 et après la dispersion des religieuses. L'église, actuellement dépouillée de tout mobilier, donnait accès à un cloître en carré. L'aile orientale du cloître dit Quartier des Dames abritait les lieux de vie des moniales. L'aile sud, parallèle à l'abbatiale, était affectée aux réfectoires et au logement des converses. Saumery, dans ses « Délices du païs de Liège » (1736-1740), décrit la fontaine miraculeuse de Saint-Gérard, objet de dévotion et de pèlerinages, qui se trouvait dans le préau du cloître. L'Aile de l'Abbesse, le Quartier des Hôtes et la cour d'honneur datent du 17e siècle. Le cloître et les galeries de la cour d'honneur, encore visibles sur la gravure de Remacle Leloup (1738) furent démantelés au 19e siècle, pour récupérer les matériaux. Le Quartier des Hôtes accueillait les visiteurs et les résidents de l'abbaye non soumis à la clôture. Au 19e siècle également, le Quartier des Hôtes et l'Aile de l'Abbesse furent transformés en étables et en distillerie-sucrerie. Les dépendances étaient constituées d'un moulin et d'une maison pour les Pater et Noster au nord, d'une brasserie et d'un colombier au sud et de la ferme à l'ouest.

Le temps des moniales

La communauté religieuse était composée d'une abbesse, chargée de l'administration spirituelle et temporelle du monastère, de dames professes qui servaient les offices, de soeurs converses, préposées aux travaux ménagers dans l'enceinte de l'abbaye, d'écolières et de tablières, femmes réalisant une retraite spirituelle.
Les moniales n'étaient le plus souvent que vingt à vingt-cinq et vivaient dans le cloître.
L'abbesse disposait de son aile, située entre l'église abbatiale et le Quartier des Hôtes réservé, lui, aux invités de passage.
La Paix-Dieu abritait en outre deux religieux provenant de l'Abbaye d'Aulne, le Pater et le Noster, chargés l'un de célébrer les offices et l'autre de recueillir les confessions des moniales, du personnel domestique travaillant au sein de l'abbaye, occasionnellement des hôtes de passage et, à certaines périodes, des artisans intervenant sur les bâtiments : charpentiers, couvreurs, tisserands, brasseurs, tonneliers...

Les fouilles archéologiques

Fouilles archéologiquesLes premières fouilles archéologiques ont débuté en mars 1997. Les archéologues ont pu observer que la partie nord avait été occupée par des structures industrielles du 19e siècle (sucrerie et distillerie).
Sur la première terrasse au nord de l'église, la Maison du Pater a été mise au jour. Au sud de l'Abbatiale datant de 1718, plusieurs cloîtres successifs ont été découverts. Le dernier a été construit sous le règne d'Agnès de Corbion en 1600 et a été démonté pierre par pierre après la vente de l'abbaye comme bien national en 1797.
Les fondations de l'ancienne brasserie, telle qu'elle apparaît sur la gravure de Remacle Leloup (1738), accolée au colombier et s'appuyant sur l'ancien mur de clôture méridional, ont également été mises au jour. Cette brasserie est restée en place jusqu'à la fin du 19e siècle. Combinée à l'étude des vestiges en sous-sol, l'analyse du bâti a révélé certains aspects de la vie des cisterciennes.
L'étude préalable de l'Aile de l'Abbesse a permis de retrouver le vestige architectural de la Paix-Dieu le plus ancien qui soit conservé en élévation. Ce « noyau médiéval » est situé entre l'Abbatiale (1718) et l'Aile de l'Abbesse (1642). Il s'agit de l'amorce occidentale de l'église abbatiale du 14e siècle dont le choeur a été localisé sous le niveau du choeur actuel. Cet espace a été réaffecté de différentes manières au cours des siècles, suivant les différentes fonctions des bâtiments qui viennent s'appuyer contre lui.
L'été 2006, les fouilles sous le niveau des anciennes galeries de la Cour d'Honneur qui longeaient les Quartiers des Hôtes et de l'Abbesse et fermaient le couvent à l'ouest ont livré d'intéressantes structures bien conservées liées à l'ancien logis de l'Abbesse. Des recherches archéologiques réalisées en 2008 sous la Cour d'Honneur ont permis de mettre au jour l'ensemble de ces structures ainsi que l'implantation de la fontaine du 18e siècle. Une partie du réseau hydraulique souterrain de la Paix-Dieu (évacuation des eaux usées, amenée d'eau potable, récupération des eaux pluviales, drainage) a également été repérée et explorée.

Vue axonométrique Paix-DieuLa reconversion de la Paix-Dieu

Sur proposition du Ministre du Patrimoine, Robert Collignon, le Gouvernement wallon décide, en 1995, de créer à la Paix-Dieu un "Centre de perfectionnement aux métiers du Patrimoine". Dès 1997, la Région acquiert par bail emphytéotique la propriété des anciens bâtiments conventuels du site de la Paix-Dieu, non compris donc la ferme et l'infirmerie. Une vaste campagne de restauration est alors programmée sur une quinzaine d'années. Entamée par la Division du Patrimoine de la Région, elle se poursuit sous l'égide de l'Institut du Patrimoine wallon qui gère le Centre de la Paix-Dieu depuis sa création effective en 1999.

Le Quartier des Hôtes

Choisi pour accueillir les activités du Centre des métiers du Patrimoine (administration, ateliers, salles de cours, salle de conférence, cafétéria, locaux techniques et de service), le Quartier des Hôtes a été entièrement restauré, entre 1997 et 2001, sous la maîtrise d'œuvre des bureaux d'architecture Henri Garcia et Yves Jacques. Les interventions extérieures ont tenu compte aussi bien du classement de l'enveloppe que des conclusions des études préalables. La restauration, la réinterprétation et les apports contemporains ont guidé la mission. Les ardoises naturelles, les pierres, les badigeons, les menuiseries peintes... ont fait renaître une certaine image passée et les interventions contemporaines se sont voulues parfaitement lisibles. La galerie courant le long des façades est et sud, faite de verre et d'acier, reprend la trace et le rythme de la construction initiale telle qu'elle apparaît sur la gravure de Remacle Leloup. Les volumes intérieurs non classés ont été, selon les découvertes et l'intérêt qu’ils présentaient, traités suivant différentes approches complémentaires. Les fonctions se sont souvent glissées dans les volumes existants. Elles ont parfois pris le dessus pour faire naître notamment un hall monumental, le pôle d'accueil du Centre. Il permet d'appréhender la mesure du volume intérieur, de découvrir la charpente de toiture et de constituer tout à la fois un espace de circulation générale et une succession de plateaux d'expositions. Grâce à une équipe pluridisciplinaire, le premier outil du Centre a pu se construire. La restitution historique et les actes contemporains se sont complétés pour développer de nouvelles fonctions et ce, de manière efficace et progressiste tout en se glissant dans un bâti historique. La mission a intégré la notion de restauration critique, dans un juste équilibre entre la conservation, la restauration et la réaffectation.

Les nouveaux ateliers

C'est à l'emplacement de l'ancienne brasserie que s'élève, depuis 2004, le bâtiment des nouveaux ateliers pour l'organisation des stages de perfectionnement liés notamment au travail du métal, à la charpenterie ou à la taille de pierre. Par l'installation d'éléments verticaux perforés à la limite du site, le projet, conçu par l'architecte Alain Dirix, recrée l'esprit de l'enceinte telle qu'elle existait. La volumétrie en aluminium tend vers le prisme, sans décrochements entre toiture et murs. Deux hauts espaces de 10 m sur 13 m sont complétés, à l'est et à l'ouest, de locaux de services avec à l'étage deux classes. Des portes piétonnes et de grandes portes de 450 cm de hauteur, se pliant en deux parties pour former auvent de travail, complètent l'enveloppe du volume. L'éclairage naturel est assuré par une suite de lanterneaux trapézoïdaux de verre translucide, affleurant la tôle de couverture et ponctuant le faîte du toit. Le bâtiment nouveau s'intègre parmi les autres, par sa volumétrie et par sa couleur. Il est sans opposition brutale le reflet de son temps et de sa fonction. Création plutôt que mimétisme, esprit d'invention plutôt que banalité.

L'Aile de l'Abbesse, centre d'hébergement

Aîle de l'AbbesseL'Aile de l'Abbesse a été reconstruite au 17e siècle sur un noyau médiéval. De ce noyau subsiste une petite pièce, à la jonction avec l'église abbatiale. Egalement dues à Alain Dirix, les options de restauration et de réaffectation ont tenu compte des contraintes essentielles du site ainsi que de l'ensemble des qualités architecturales du bâtiment apparaissant à la lecture archéologique. Les ouvertures de l'aile sont beaucoup plus nombreuses au nord qu'au sud. Le programme d'hébergement permet de tirer parti de ce constat. Le reconditionnement de l'aile s'est fait non seulement en fonction des nouveaux besoins mais aussi dans le respect de la division interne que pouvait avoir le bâtiment aux 17e et 18e siècles.
Le rez-de-chaussée offre une série de pièces en enfilade qui accueillent les fonctions de restauration et de détente : une cuisine et un self-service jouxtant une salle à manger, un grand salon et un plus petit salon installé dans le noyau ancien de l'abbaye. Au premier étage, les chambres destinées aux adolescents participant aux classes d'éveil se développent, au nord, suivant le rythme des baies à croisée existantes. Chaque chambre, personnalisée par une couleur vive différente, donne sur le couloir au sud, coursive au mur rouge côté façade. Chaque chambre s'accompagne d'un confort sanitaire complet : wc, lavabos et douche. Plus volontiers destiné aux formateurs, aux stagiaires voire aux chercheurs résidents, le niveau sous toiture se présente de la même façon : coursive au sud, chambres au nord, équipées de bureau avec une mezzanine pour le sommeil. Une cabine avec l'équipement sanitaire (wc séparé, lavabo et douche) complète le programme de la chambre. Le nombre total de lits d'hébergement est de 65. L'étude de l'Aile de l'Abbesse a permis de fixer les bases d'une restauration équilibrée, alliant les apports contemporains sensibles aux contraintes patrimoniales du lieu. La galerie extérieure couverte, le long de l'Aile de l'Abbesse, est réalisée en prolongation de celle du Quartier des Hôtes. Le troisième côté de la galerie assure " un cadre " à la nouvelle cour d'honneur. Entre les piliers carrés situés en bordure de l'ancien cloître, côté est, des câbles métalliques vont former un cadre végétal vertical assurant à cet espace unité et force. L'Aile de l'Abbesse est ouverte à l'hébergement depuis janvier 2007. Le restaurant La Table de l'Abbaye permet de nourrir non seulement les résidents et les stagiaires mais aussi tout qui le souhaite.

Le moulin

Moulin monastiqueLe moulin monastique a été construit en 1665. Il comporte deux niveaux et est divisé par un refend en deux fonctions distinctes : à l'ouest se trouve la meunerie ; à l'est, l'hébergement du meunier. Le moulin a continué à fonctionner bien après le départ des religieuses en 1797. Le mécanisme actuel restauré à l'identique et la roue métallique consolidée datent du 19e siècle. Après son abandon vers 1950, il s'est petit à petit détérioré (infiltrations d'eau dans la toiture puis dans la maçonnerie) et se trouvait à l'état de ruine au début des années 2000.
La restauration a été réalisée par l'association de jeunes architectes Bertrand Evrats, Delphine Peters et Andrea Tenuta, lauréats d'un concours lancé en 2005. Les travaux ont débuté fin 2011 pour s'achever en juillet 2013. Les architectes ont tenu absolument à conserver l'aspect originel de l'édifice, aussi bien à l'extérieur qu'à l’intérieur. Les principales modifications sont liées à l'apport de lumière, l'ancien édifice étant par nature peu éclairé.
Situé à l'entrée du Centre des métiers du patrimoine, le bâtiment est réaffecté en fonction des besoins du centre et de son public. Il était logique d'en faire le point d'accueil du centre : la Maison du Tourisme Hesbaye-Meuse occupe le rez-de-chaussée. L'étage est divisé en bureaux et devient le nouveau siège de l'équipe des Journées du Patrimoine. Ce sera l'occasion d'y rencontrer les membres de l'équipe des Journées du Patrimoine.

L'abbatiale

Abbatiale Paix-DieuL'architecte Alain Dirix dirige la restauration et la réaffectation de l'abbatiale qui accueillera, dans l'ancien chœur, à l'est, une salle de séminaires de 280 places, et dans le reste de l'église, un conservatoire des savoir-faire et du patrimoine associant une matériauthèque et une photothèque à un centre d'information et de documentation. La restauration de l'abbatiale et sa réaffectation sont évidemment intimement liées : une restauration " à l'identique " là où toutes les informations le permettent et une intervention contemporaine, dans le respect de la charte de Venise, là où toute restitution est hypothétique. Après la phase de consolidation des voûtes et arcs doubleaux (2011).

Le colombier

Jouxtant les nouveaux ateliers, l'ancien colombier est en cours de restauration suivant les plans d'Annick Piron (IPW), du bureau d'ingénieur Greisch et de Pascal Lemlyn. Les investigations des fondations et de la stabilité du cylindre de maçonnerie ont conduit à des travaux de consolidation par le système de jet grouting, procédé de génie civil visant à former un " béton de sol " in situ dans la masse du terrain. La conception, le tracé, la construction et la restitution à l'identique du clocheton du colombier (charpente et couverture) font l'objet de chantiers-école. C'est le cas également pour l'escalier suspendu à vis en pierre massive et pour l'escalier sur voûte sarrasine créés pour le nouvel aménagement intérieur. Aujourd'hui support de stages, l'ancien colombier sera demain un espace pédagogique présentant quelques savoir-faire traditionnels et contemporains.

Restauration et valorisation des abords du site de l'ancienne abbaye

Du côté nord, les terrasses ont été réaménagées (restauration des murs, vergers avec essences anciennes, plantations). Depuis septembre 2011, une conciergerie, maison unifamiliale en acier corten construite à l'emplacement de l'ancienne maison du Pater, et des réserves, sous les terrasses, pour la future matériauthèque, enrichissent le site. Les aménagements de la cour d'honneur et de la cour d'entrée clôtureront la mise en valeur du site.

Les missions

Stage à la Paix-DieuLe Centre des métiers du patrimoine assure la mission fondamentale de préservation et de transmission des savoir-faire dans le domaine du patrimoine architectural. Différentes activités de sensibilisation, de formation et d'information y sont organisées et touchent un public large et diversifié, des plus jeunes aux plus spécialisés. Ainsi, chaque année, près d'un millier d'élèves de l'enseignement secondaire (12-15 ans), mais aussi des enseignants et futurs enseignants participent aux classes d'éveil au patrimoine et à ses métiers ou aux formations à la pédagogie du patrimoine. Depuis la rentrée 2011, un nouveau programme est également proposé aux jeunes de plus de 16 ans de l'enseignement artistique, professionnel, technique et spécialisé. Les plus jeunes ne sont pas oubliés puisque les " activités converses " s'adressent aux élèves de 4e, 5e et 6e primaires. Le Centre dispense également un très large éventail de formations spécialisées, théoriques et pratiques, à destination des professionnels des secteurs de la construction et du patrimoine. Grâce à son centre d’information et de documentation, la  Paix-Dieu remplit également une mission fondamentale d'information et d'assistance technique. Enfin, sous l'impulsion de l'IPW et de son Centre des métiers du Patrimoine, les trois Académies universitaires se sont associées pour créer un master complémentaire en conservation et restauration du patrimoine culturel immobilier. Les cours sont en partie dispensés au Centre de la Paix-Dieu qui assure également le secrétariat administratif.

La salle du Forum Rennequin Sualem accueille régulièrement des colloques et autres séminaires organisés par le Centre lui-même ou par des extérieurs. La possibilité de restauration et d’hébergement sur place permet désormais d’intensifier ce type d'organisation.

Chronologie de la Paix-Dieu

Vers 1244 : l'abbaye de la Paix-Dieu s'installe à Jehay après avoir été fondée vers 1240 à Oleye
Vers 1600 : reconstruction de l'église et du cloître détruits par un incendie
1641-1642 : construction du Quartier des Hôtes et de l'Aile de l'Abbesse selon les dates fournies par les millésimes inscrits sur la façade
1648 : construction du colombier
1665 : construction du moulin actuel
1682 : construction du porche secondaire
1718 : restauration et construction de l’église actuelle
1719-1725 : construction de l’infirmerie
1730-1767 : campagne de construction des bâtiments de la ferme
1797 : vente de l’abbaye comme bien national qui devient une exploitation agricole
avant 1830 : démolition du cloître et du bas-côté sud
avant 1854 : installation d'une distillerie-sucrerie dans le bâtiment abbatial
1878 : démolition de la brasserie
1933 : destruction partielle de l'église à la suite d'un incendie
1974 : classement des bâtiments comme monument et des abords comme site
1985 : destruction partielle des toitures de l'Aile de l'Abbesse et de l'église à la suite d'une tempête
1995 : décision de créer le Centre des métiers du Patrimoine
1997 : début des fouilles et du chantier de restauration du Quartier des Hôtes
1999 : création du Centre sous l'égide de l'Institut du Patrimoine wallon
2001 : fin des travaux de restauration du Quartier des Hôtes
2004 : inauguration des nouveaux ateliers  à l'emplacement de l'ancienne brasserie
2007 : inauguration de l'Aile de l'Abbesse restaurée
2009-2010 : aménagement des terrasses nord
2010-2011 : travaux de consolidation de l'abbatiale. Travaux de construction de la conciergerie et des réserves de la matériauthèque
2011-2013 : Travaux de restauration du moulin

Emplacement

Adresse:
Rue Paix-Dieu 1 b
4540 Jehay
Téléphone: 
085 41 03 50

E-Mail:
info@paixdieu.be