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CellesLa commune de Celles - avant fusion des communes - était composée de quatre villages (Celles, Saives, Faimes, et Termogne) et trois hameaux (Labia, La Folie et Sainte Anne). C'est le village de Faimes qui fut choisi pour donner son nom en 1970 à la nouvelle entité.

Les plus anciennes traces d’occupation remontent à la préhistoire et ont été découvertes à Saives et Termogne. Celles et Saives conservent des vestiges d’habitat romain et des tumuli dans la campagne entre ces deux villages. Tous les villages se trouvaient à l'est de la chaussée Bavai-Cologne et à proximité de l'ancien chemin de Liège.

Le village de Celles appartenait au comte Arnould de Valenciennes qui le légua vers 1014 à l’évêque de Liège Baldéric qui en fit donation à l'abbaye de Saint-Jacques. En 1623, la seigneurie de Celles dont faisait partie Saives, Sainte Anne, Labia et Termogne passa aux mains de Jean van den Steen. Faimes, quant à lui, appartint au lignage local des "de Ferme" dont le donjon dominait alors le village.

La propriété était en partie aux mains d’abbayes et de chapitres liégeois et hutois : l'abbaye de Saint-Jacques, le Neufmoustier, le Val Notre-Dame, le Val Benoît, le chapitre Saint-Lambert,... qui firent élever de nombreuses fermes dans ces villages.

L'église de Celles était consacrée à sainte Madelberte et appartenait à l'abbaye de Saint-Jacques. La paroisse comprenait les quatre villages faisant partie de Celles. Il y eut deux chapelles : à Saives et à Faimes. Le sanctuaire fut mentionné pour la première fois au début du XIIIe siècle et la tour médiévale calcaire qui subsiste est également de cette époque. Le culte de sainte Madelberte n’est pas répandu dans la région et l'origine du patronage de cette église proviendrait selon la légende d'un transfert de relique de Madelberte, abbesse de Maubeuge, auprès de celle de Saint-Lambert. Le convoi se serait arrêté à Celles. On aurait donné alors le nom de cette sainte à l'église.

Les communautés rurales de ces villages ont vécu de l'élevage et de l'agriculture. La culture des céréales a toujours dominé et modelé le paysage. Au XIXe siècle, on exploita aussi des plantes industrielles et des betteraves sucrières. A cette époque les prairies et la culture fruitière connurent une forte expansion. Les industries étaient également tributaires de l'agriculture puisqu'on relève essentiellement des siroperies, des brasseries et des moulins. En 1961, 5 petites entreprises de construction occupaient 48 personnes.