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Des villages à l'ombre d'un clocher et d'un château

Motte féodale à FaimesC'est vers la fin de ce premier millénaire qu'il faut chercher l'origine et la formation des villages d'aujourd'hui. L'église et sa paroisse avaient déjà concouru à un premier regroupement des hommes. Certaines paroisses vont se démembrer et plusieurs chapelles vont devenir des nouveaux points de fixation d'habitats lors de l'augmentation de la population aux XIIe et XIIIe siècles. Plusieurs terroirs vont également être gagnés sur les bois et être cultivés après essartage. Quelques toponymes comme Saives (venant de sylva = la forêt), Fays (forêt de hêtre) ou ceux se terminant en -sart témoignent de l'existence d'anciennes surfaces boisées et de modifications du paysage par défrichements. Le château et son seigneur vont aussi venir consolider cette nouvelle répartition des villages et des hameaux.

Notre territoire ne compte pratiquement pas de villes. Amay, bourg d'origine ancienne n'aura pas un développement très important. Même s'il garde certains aspects urbains, il n'a pas de remparts et les artisans et commerçants n'y sont pas aussi bien organisés qu'à Huy. Waremme, par contre a pour origine un château dont l'histoire est bien connue à partir du XIe siècle. D'abord grand domaine pourvu d'un marché, la bourgade deviendra au XVe siècle une des " bonne villes " de la Principauté de Liège. Elle sera fortifiée avec, certes des remparts en terre précédés de fossés, mais également plusieurs portes construites en pierre. Au XIVe siècle apparaissent un hôpital et des halles et une monnaie y est frappée de 1303 à 1313. Tous ces indices y montrent une vie urbaine active que l'existence d'un perron, symbole des privilèges de la ville viendra confirmer.

Des maisons fortes et des églises, il ne reste que quelques traces. Le vieux bourg d'Amay conserve des parties romanes de sa collégiale ainsi que la tour du XIIe siècle, résidence des avoués. Dans la campagne, beaucoup d'églises ont été reconstruites au XIXe siècle et c'est plutôt des vestiges médiévaux qu'on retrouve intégrés dans des nouveaux édifices comme à Villers-le-Bouillet, Warnant, Haneffe, Celles, Viemme. Quant aux châteaux, il n’en reste parfois que quelques murs en pierre (Limont, Warnant) ou une motte féodale (Faimes, Les Waleffes) jadis destinée à servir de base à une tour en bois. Les maisons et les fermes auxquelles les textes font parfois allusion ne sont pratiquement pas connues pour cette période. Les possibilités de fouilles sont réduites puisque le village médiéval dort le plus souvent en-dessous de l'actuel.