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Description

Un centre sur les Templiers

La chapelle actuelle date du 17e siècle : en 1628, le chevalier Charles de la Fontaine, commandeur de Villers-le-Temple, la fait reconstruire. Une pierre encastrée dans le mur nord de l'édifice porte encore l'inscription : « CESTE CHAPELLE A ESTE RE EDIFIEE PAR LE CDR DE LA FONTAINE A 1628 ».

En 1788, le rapport d’une inspection sur place décrit précisément la chapelle. La chapelle est évoquée comme étant « en maçonnerie de pierre dure, pavée en pierre bleue, plafonnée, couverte en ardoises ainsi que le clocher où se trouve une cloche ».

La charpente préservée présente encore d'épaisses poutres en chêne. L'autel est dit en pierre et portant « un tableau peint sur bois figurant l'Agnus Dei (...), avec « des gradins peints en blanc et jaune ».
Aujourd'hui, tout le mobilier liturgique - autel, calices, chasubles - a malheureusement disparu. Vendue avec la ferme comme bien national en 1798, la chapelle n'en perd pourtant pas sa fonction. Jusqu'au siècle passé, trois messes par semaine y étaient encore célébrées.

Au début des années 50, le bâtiment est désacralisé. Il sert alors d’étable pour l'exploitation agricole. En 1962, l'édifice est classé en raison de sa valeur esthétique. Progressivement, son état se détériore. Vers 1970, un projet de restauration est mis en route par la propriétaire. Malheureusement, son décès survient alors que la restauration allait commencer. Le projet est alors abandonné.

En 1983, un groupe de bénévoles du village crée l'ASBL « Chapelle des Templiers ». En 1994, une nouvelle équipe se met en place. Les projets se concrétisent, soutenus également par l’association « Qualité Village ». Un bail emphytéotique de 99 ans se conclut entre le propriétaire et l'association « Chapelle des Templiers ». Cette dernière est désormais détentrice jusqu'en 2094. Entre-temps, l'état de la chapelle se détériore encore. Des mesures d'urgence sont prises pour mettre hors eaux le bâtiment et déposer le clocheton.

Bientôt la restauration

L'architecte J-M. Dethier de Liège est aujourd’hui désigné pour concevoir sa restauration. Le projet est d'affecter l'édifice en un centre d’études sur l'ordre des Templiers, un lieu d'exposition et un lieu de rencontres. Le projet doit encore être approuvé par les autorités compétentes. Dans les grandes lignes, il prévoit la création de deux niveaux dans la chapelle et la réfection du clocheton suivant le plan d'origine mais en utilisant le verre afin de créer un « puits de lumière » à l'intérieur.

Pour l'instant, il reste surtout à trouver les fonds nécessaires. Le bâtiment étant classé, des subsides peuvent être accordés par la Division du Patrimoine de la Région wallonne. Le montant restant doit être récolté par l'ASBL. Un appel est lancé aux sponsors et aux dons.

« La chapelle est construite en gros moellons de calcaire et de grès houiller ainsi que de pierres de taille et de briques. Son plan est très simple. Orientée traditionnellement est-ouest, elle n'a qu'une seule nef longue de 17 mètres et large de 8 mètres. A l'ouest, existe une tour clocher et à l'est (direction de Jérusalem) un cœur à chevet hexagonal (représentant la fusion du carré et du cercle) percé de 4 baies à arc surbaissé. Les baies sont géminées (par deux) et garnies d'une colonnette très simple. L'extrémité du chevet est ornée de deux lunettes en pierres de taille. La charpente est constituée de madriers de chêne grossièrement équarris. Le toit et le clocheton étaient couverts d'ardoises. A l'extérieur, la verticalité du chevet est marquée par 5 contreforts formés de blocs soigneusement appareillés. Tandis qu'un cordon de pierres de taille situés à un mètre de hauteur et une saillie de 7 cm du soubassement marque l'horizontalité. En raison de sa valeur architecturale, la chapelle fut classée par la Commission Royale de Monuments et Sites le 30 mars 1962.

Emplacement

Adresse:
Rue des Templiers
Haneffe