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Champ de lin en HesbayeEn raison de la fertilité de ses sols, la Hesbaye a été très tôt dépouillée de sa couverture forestière primitive et mise en culture intensive. Il ne subsiste donc que peu d'espaces boisés. Le plateau hesbignon est parsemé de villages, groupés autour d'une église et parfois d'un château, enserrés par une ceinture de vergers et entourés de vastes campagnes ouvertes. Ce type de paysage est appelé « openfield ». Le sol est limoneux et l'épaisse couche de cette terre offre un des meilleurs sols de Belgique pour l'agriculture.

Le plateau culmine à 200 m notamment dans les villages de Villers-le-Bouillet et Bodegnée.

La Hesbaye, bien que peu desservie par un réseau hydrographique, est entourée par des cours d'eau. Au sud, la Meuse, véritable artère fluviale de la Wallonie, à l'ouest la Mehaigne et ses affluents, et au nord le Geer, tous les deux affluents de la Meuse. L'Yerne, affluent important du Geer, délimite la région à l'est.

Le sous-sol de la Hesbaye liégeoise offre une variété de matériaux : craie, calcaires, dolomies, schistes, grès, limon,... Comme la région est en majorité limoneuse, c'est bien sûr la brique qui constitue le matériau de construction par excellence. Mais là où il y a des affleurements on trouve nombre de murs en roches (calcaire et grès) comme à Warnant, Villers-le-Bouillet ou Fize-Fontaine.

Au XIXe siècle, la Révolution Industrielle qui a transformé totalement le paysage aux environs de la métropole liégeoise, avait littéralement épargné notre région et l'arrondissement Huy-Waremme était connu pour son archaïsme au niveau de son industrie. Cela lui valut de conserver son identité rurale.

La biodiversité présente sur le territoire est principalement confinée dans les fonds de vallée (zones humides) et en marge des parcelles agricoles, où peuvent subsister divers habitats du maillage écologique (haies, fossés, talus, chemins creux, arbres isolés ou en alignement, vieux vergers de hautes tiges, etc.). Néanmoins, la biodiversité occupe aussi d'autres espaces disponibles plus artificiels : les anciennes sablières, les bassins de décantation à caractère industriel, les bassins d'orages ou encore les bâtiments qui peuvent abriter dans leurs combles ou anfractuosités des chauves-souris ou des oiseaux, comme la chouette effraie.

HérissonDivers milieux anthropiques, comme les friches, ainsi que les parcs et jardins existants dans l'espace bâti des villages, ont aussi un intérêt certain pour l'accueil de la vie sauvage.

L'originalité écologique de ce territoire d'openfield est caractérisée par diverses espèces d'oiseaux nicheuses des campagnes cultivées : l'Alouette des champs, le Vanneau huppé, le Bruant proyer, la Bergeronnette printanière...

Les zones cultivées peuvent aussi offrir un territoire de nourrissage pour diverses espèces en migration ou encore des hivernants, comme le Busard Saint-Martin. Parmi les mammifères, une attention toute particulière, outre les chauves-souris, mérite d'être accordée au hérisson et au blaireau qui sont deux espèces qui mériteraient de faire l'objet de mesures conservatoires particulières en Hesbaye, vu leur raréfaction.