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Description

Ferme des Templiers

Vaste ensemble des XVIIe et XVIIIe siècles. Ancienne ferme de l'ordre du temple mentionnée pour la première fois en 1235. En 1312 passe aux mains des chevaliers de l'hôpital Saint Jean de Jérusalem.

Ferme des TempliersLa ferme de la Commanderie de Haneffe est une ancienne maison des Templiers, résidences attribuées généralement aux frères qui ne pouvaient plus prendre part à la vie militaire (âge, infirmité). La commanderie de Haneffe est mentionnée pour la première fois en 1265 dans une charte relative à la vente d'une terre. En 1312, lors des poursuites contre les Templiers, elle passe dans l'Ordre des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem (appelé ordre de Malte au 16e s.). Nous ignorons si cet ordre occupe la maison. Mais dès 1371, des archives relatent « l'accensement » de la maison à Wautier de Rochefort, seigneur de Haneffe et d'Ochain. En 1503, un procès-verbal relate aussi que la maison est baillée à un fermier qui perçoit les revenus des domaines et les taxes perçues. A charge pour lui d'entretenir les édifices et de faire desservir la chapelle trois fois par semaine et les jours de fêtes. En 1797, la commanderie est déclarée bien national et vendue au citoyen Gérard Demet. Depuis 1920, la ferme appartient à la famille Reginster de Freloux et est actuellement exploitée par la famille Tirtiaux.
La ferme a gardé une disposition assez homogène, bien qu'ayant subi de nombreuses transformations. Elle montre une commanderie rurale, conforme au plan cistercien où tous les bâtiments forment un carré autour d'une cour centrale.

Elle est accessible par une porte-charretière surmontée d’un pigeonnier. Encadrée de chaînages harpés, la porte est surmonté du millésime « 1761 » et des armes de Jacques-laure le Tonnelier de Breteuil (1723-1785), commandeur de la Commanderie de Villers-le-Temple. Ses armes se retrouvent aussi sur un bâtiment d'exploitations. La façade a été sacrifiée pour les besoins de l'exploitation modernes. Elle comprenait une grange à double porte charretière et des caves voûtées en plein cintre. Seule, une pierre millésimée de 1589 aux armes du chevalier Claude de Noël de Conardin a été conservée. La maison du censier a subi de nombreuses transformations.

Au-dessus de la porte d'entrée, une pierre porte le nom de Perrot de Saint-Dié, commandeur aussi de Villers-le-Temple. Actuellement, la cuisine est agrémentée par une belle cheminée Louis XVI, de même que de deux portes en chêne de même style. Le fournil à gauche existe encore, pavé de pierres bleues. Ce bâtiment est séparé de la chapelle par un chemin de commodité et par une baie cintrée donnant accès au jardin.

Ferme du château

Quadrilatère jadis entouré de douves. Vaste quadrilatère des XVIIe et XVIIIe siècles autour d'une cour pavée de grès posés en champs. Ancienne basse-cour du château.

A tout château correspond une ferme qu'on appelle castrale ou seigneuriale suivant la qualité du propriétaire qu'on veut mettre en évidence : châtelain ou seigneur. Ce dernier, en plus d'être à l'origine un guerrier, est également un propriétaire foncier. Il mène souvent une vie de gentleman-farmer et s'il n’exploite pas toujours sa ferme et préfère rétribuer une personne pour le faire, il vit aisément des revenus de la terre. La ferme est, en quelque sorte, l'intendance du château.

Au XVIe siècle, elle a un aspect différent de celui qu'on lui connaît aujourd'hui. Les bâtiments pour les animaux sont des étables et des bergeries. L'élevage des moutons a en effet été pratiqué en Hesbaye de façon intensive. L'absence de prés ne permettait qu'aux riches la possession de bêtes à cornes. De plus le terme « étable » comprenait alors le logement des chevaux utilisés pour le labour. A cette époque existait encore un logis indépendant du château pour le fermier. La ferme du XVIe siècle arborait sans doute déjà une disposition autour d'une cour mais il n'est pas sûr que les bâtiments étaient aussi rapprochés pour être jointifs et former un quadrilatère. Le document de 1586 parle d'un colombier à l'entrée, mais s'agit-il d'un porche colombier comme on en trouve souvent servant d'accès dans les fermes de Hesbaye ?

On remarque également que le four et le puits se trouvent dans le jardin derrière la maison forte. Il s'agit sans doute d'une survivance de l'obligation de cuire son pain au château, exigence seigneuriale.

L'ensemble des bâtiments arrivés jusqu'à nous est du XVIIIe siècle avec quelques annexes du XIXe siècle. Le quadrilatère actuel compte deux ailes identiques regroupant les fonctions d’écurie et d'étables sous fenil. La grange fait partie du type en large, c'est à dire que la porte charretière se trouve le long de la façade.

Aujourd'hui, la ferme seigneuriale continue à être exploitée par la famille qui habite la maison forte. De nouveaux défis économiques se sont imposés à l'agriculteur. Les fermiers actuels y ont répondu par un élevage modèle de porcs, sans altérer leur patrimoine et continuant ainsi une longue tradition.

Ferme Degive

1ère moitié du XVIIIe siècle. Bâtiments disposés en U. Magnifique logis jadis en briques peintes. Encadrements et bandeaux calcaires.

Ferme, rue O. Chabot, 33

Vaste ferme en quadrilatère des XVIIe et XVIIIe siècles. En briques et calcaire autour d'une cour pavée.

Ferme, rue Ribatte, 238

XIXe siècle. Ensemble de bâtiments en briques et calcaires en ordre dispersé.

Emplacement

Adresse:

Haneffe