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Description

Ferme de Dreye

Quadrilatère fin XVIIIe au XIXe siècle. Noyau ancien en grès, agrandissements en calcaire puis en briques.

La ferme de Dreye est une ferme en carré construite en deux campagnes, au XVIIIe et au XIXe siècle. En 1800, un plan prévoyait sa reconstruction totale en un quadrilatère fermé. Finalement, on préféra ajouter des annexes entre les différents bâtiments déjà existants. Un document de 1699 montre en effet qu'on avait un ensemble semi-clôturé avec des dépendances agricoles en torchis et colombage. Le logis fut construit dans sa partie primitive en grès puis en calcaire. Les dépendances furent reconstruites en briques au XVIIIIe siècle. L'importante grange était percée par deux entrées charretières.
En 1581, la propriété appartenait à Thyrion de Dreye qui la partagea entre ses trois fils : Gilles, Jacob et Henry. Elle passa au XVIIe siècle aux d'Oultremont. Sa superficie primitive était de 30 bonniers (1 bonnier = 87 ares). En 1749 elle était de 40 bonniers.

Ferme du château d'Oultremont

XVIIe et XVIIIe siècles. Logis du château donnant sur la cour. Ailes étables, deux granges. Entrée charretière ; parties en briques et colombages.

La ferme castrale se développe en quadrilatère contre les murs du château. Elle est composée d'une aile qui comprend des étables sous fenil alors que l'aile sud est occupée par une grange imposante datée de 1667 mais remaniée au XVIIIe siècle.

Dans l'aile en face des étables, se trouve le logis de l'actuel propriétaire qui a été réaménagé à partir d'anciennes écuries sous fenil. Cette aile est prolongée par une deuxième grange en long qui s'étend hors du quadrilatère. L'importance de cette ferme et de ses deux granges s'explique par l'importance du patrimoine foncier des d'Oultremont qui possédaient à Warnant en 1502 près de 150 bonniers sans doute issus de l'ancienne réserve seigneuriale, auxquels il faut encore ajouter une trentaine de bonniers. On notera que la famille détenait aussi les fermes et les charruages de Chantraine et de Dreye.

Ferme de Montjoie

Reconstruite au XXe siècle. Ancienne maison forte avec chapelle jadis érigée sur le site des Burettes. Anciennes dalles du commandeur de Villers-le-Temple.

Les templiers s'établirent dans le village au XIIIe siècle. Il semble qu'ils occupèrent d'abord une maison en Oultremont avant d'aménager la butte des burettes en commanderie c'est-à-dire en une maison forte accompagnée d'une ferme et d'une chapelle castrale. En 1312, lors de la dissolution de l'ordre, ils furent remplacés par les Hospitaliers puis par leurs successeurs de l'ordre de Malte. Warnant dépendit de Chantraine en Brabant jusqu'en 1503 pour entrer ensuite dans la mouvance de Villers-le-Termple. Des anciens bâtiments de la commanderie il ne reste que le portail d'une grange en large très remaniée datant de 1703. Les poteaux de la charpente portent les inscriptions « IHS/1703/IBPC » avec la croix de malte et « I.BOURGEOIS/CHARP.D.L.CORIE ». Encastrée dans la ferme de 1919, deux dalles anciennes rappellent le nom de deux commandeurs : Perrot de Villers-le-Temple en 1719 et Fr. Laure de Breteuil en 1765.

Ferme de Chantraine

XVIe au XVIIIe siècles remanié. Entrée dans le patrimoine d’Oultremont en 1554. Étage du porche côté cour en briques et colombage.

La ferme de Chantraine est située aux confins du terroir de Warnant, à la limite avec Dreye et est relativement éloignée du centre villageois. Située dans un fond de prairie près d'un ruisseau elle annonce déjà le paysage de la vallée de la Mehaigne. Elle était le siège d'une seigneurie foncière dont une cour régissait les biens. La famille de Chantraine était une famille chevaleresque dont certains membres apparaissent dans « le miroir des nobles de Hesbaye » de Jacques de Hemricourt.

A l'origine, il s'agissait sans doute d'une tour de chevalier avec quelques dépendances agricoles en torchis. En 1476, un document nous parle d'une tour et maison en hauteur de Chantraine à Warnant ». Plusieurs familles bourgeoises de Liège et de Huy succédèrent aux « de Chantraine » avant que les d'Oultremont ne rachètent la ferme et ses terres en 1554.

Le charruage de Chantraine était de 87 bonniers et 8 verges. En 1791, il fut encore agrandi par des défrichements et l'assèchement progressif de prairies marécageuses.

Les bâtiments datent des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Ils ont été sérieusement remaniés et, malheureusement une partie de la grange en large, datée de 1727, a été détruite. Elle possédait une porte charretière donnant sur l'extérieur. Un manège, à l'intérieur duquel des chevaux actionnaient une machine qui battait les épis avait également été construit près de la grange. Il a aussi été démoli.

Le logis possède une façade à rue et comporte des caves du XVIe siècle On retiendra surtout le porche sur soubassements en moellons de calcaire du XVIIe siècle dont un étage en briques et colombages est en encorbellement vers la cour. Il s'agit d'un des derniers témoignages de cette technique dans la région.

Ferme du tilleul ou ferme de Floreffe

Quadrilatère des XVIIe et XVIIIe siècles. Ancienne ferme de l'abbaye de Floreffe.

A l'entrée du village, ce vaste quadrilatère se trouve légèrement en contrebas d'une petite place où trône un tilleul. Il appartenait aux chanoines de l'ordre de Prémontré provenant de Floreffe. Ces derniers acquirent dès le Moyen Âge de nombreux biens fonciers dans le village qu'ils cultivèrent à partir d'une grange puis qu'ils affermèrent.
La ferme est le résultat de deux campagnes de construction. Les bâtiments les plus anciens sont le logis en deux volumes, l’aile nord qui comprend les étables et une vaste grange en long. La seconde phase de construction remonte aux environs de 1740. A cette période, remonte l'édification de la seconde grange en large, des étables à l'ouest et de l'aile sud. Les bâtiments sont tous en briques avec soubassement de calcaire.

Le volume d'habitation le plus ancien est du XVIIe siècle. La plus belle façade se trouve sur le second volume. C'est une construction à un niveau et demi sous bâtière de tuiles en S. Elle est percée d'une porte à linteau droit et de cinq petites baies à linteau droit à l'étage.

La grange en long possède une belle charpente soutenue par des piliers cylindriques en briques qui divisent la grange en trois parties. L'accès à la cour se faisait par un portail assez discret ce qui n'a rien d'étonnant car les hautes tours-porches se retrouvent plutôt dans les fermes seigneuriales que dans les fermes abbatiales. Contre le mur de l'aile nord-ouest, on relève également la pierre armoriée d'un des abbés de Floreffe Christophe de Meest. Elle date de 1685 et comporte la devise de l'abbé « TIMENT DEUM NIL DEEST ».

Ferme de l'ancienne maison pastorale

Édifice des XVIIe et XVIIIe siècles. Bâtiments agricoles disposés autour d'une cour et d'un presbytère. Jadis appartenant à Floreffe collateur de l'église Saint Remi.

En plus d'être parmi les plus grands propriétaires du village, les chanoines de Floreffe étaient également les curés de la paroisse de Warnant et possédaient toute une série de droits dont une grosse partie des dîmes levées sur les terres et le bétail des villageois. La maison pastorale était l'ancien presbytère de Warnant. Tous les actes concernant la paroisse y étaient transcrits et datés. Cependant l'aspect de la construction ressemble plus à une ferme qu'à une habitation. C'est qu'à la charge du curé était souvent affecté des biens fonciers et par conséquence des bâtiments agricoles.

Le bâtiment se signale par une tour-porche daté de 1747 comme on en retrouve dans plusieurs fermes de Hesbaye. Le gros œuvre a été effectué au XVIIe siècle et a été remanié sous le pastorat du frère Nicolas Jacquet en 1747 et 1753.

Le plan de la ferme est en quadrilatère et est composé de bâtiments autour d'une cour. Une aile a été détruite. Occupant le côté sud-ouest de la cour, un remarquable logis jouxte le porche. Il date de 1683. C'est une construction en briques sur soubassements de calcaire. Côté cour, le rez-de-chaussée en calcaire a été surélevé d'un étage en briques garni d'une frise. A l'étage, 3 baies harpées à traverse éclairent les chambres. L'aile nord comprend des écuries et des remises.

Ferme du Vieux Château

Remarquable ensemble du XVIIIe siècle. Logis de 1766. Ancienne basse-cour du premier château détruit au XIIIe siècle.

La ferme du « Vieux Château » est sans doute à l'origine l'ancienne basse-cour du premier château de Warnant. Ce dernier fut délaissé au profit de celui d'Oultremont. Toutefois la ferme et son domaine continuèrent à être exploité par des fermiers du village. On désignait toujours cet ensemble architectural comme le « Vieux château » par opposition au nouveau château d"Oultremont.

En 1604, le domaine se composait d'une série de jardins et de près d’une contenance de 6 bonniers, situés autour de la ferme et de l'église, ainsi qu'un charruage de 70 bonniers dont les parcelles étaient réparties dans les trois soles du finage de Warnant.

L'ensemble de la ferme a été totalement reconstruit au XVIIIe siècle. Le corps de logis et la tour porche sont uniques en Hesbaye.

On accède à la cour par une tour porche élevées en briques sur des hauts soubassements de calcaire (peut-être une réutilisation du bâtiment précédent). Le portail est inscrit en retrait dans un encadrement de forme concave. Il est en anse de panier. La tour est coiffée d"un toit à croupettes.

Donnant sur la route, le magnifique logis en double corps est bordé d’un ancien trottoir en pavés. Il est précédé d'un perron de 3 marches. Ce logis s'ouvre par une belle porte à baie d'imposte protégée par des barreaux et dont le linteau est chantourné. La clé surmontant l"ensemble de cette façade est à deux niveaux et demi par cinq travées. Les angles du bâtiment y ont des chaînages en pierres calcaires. La façade arrière, côté cour est accessible par une porte à linteau bombée aux angles arrondis et à large clé trapézoïdale. Les baies ont le même aspect et la même disposition que celles de la façade avant. Les dépendances agricoles sont des étables sous fenil et une grange monumentale en large coiffée d"une haute bâtière à croupettes. Six oculi permettent l'aération du bâtiment. Contre cette grange a été construit un manège à battre. C'est une construction divisée en 5 pans de mur dont le toit est en tuiles.

Ferme de Waha

Construction du XVIe siècle. Reconstruite à la fin du XVIIIe siècle. Ferme construite par le locataire de la ferme de Montjoie.

Cet important quadrilatère du village a été reconstruit en grande partie à la fin du XVIIIe siècle. Il devait son origine à un certain Jean Haversin, gros propriétaire du village. En 1752, une visite et "examen" à la requête de son nouveau propriétaire, Hubert Joseph de Waha, nous livre l’état de sa ferme avant sa reconstruction. La tour-porche actuelle aurait été quelque peu antérieur à la « visitation ».

La grange est en long et sa porte d'entrée jouxte celle du porche. Elle aurait été allongée vers la place, par rapport au bâtiment primitif. On retrouve l'angle d'origine et son chaînage de calcaire côté cour et la première porte charretière à l’intérieur de la grange. La charpente était supportée par des gros piliers de briques. Ce type de grange en long n'est pas le plus répandu dans cette partie sud de la Hesbaye liégeoise. Elle ne possède pas dans son fond une porte de sortie et donc ne permet pas aux chariots de ressortir. La porte sur le milieu du mur côté cour permettait de sortir le cheval alors que le chariot ne pouvait être extrait que vidé, à la force des bras. La bergerie, à droite, rappelle l'importance de l'élevage ovin jusqu'au XVIIIe siècle. En 1752, la ferme comptait cinq bergeries. A l'est de l'ensemble, deux ailes d'étables et d'écuries sous fenil percées de gerbières ont été construites au XIXe siècle.

En 1752, cette partie était en torchis, en pan de bois avec un toit de « paillotage ». Le logis actuel a également été reconstruit au XIXe siècle. Il est flanqué de deux ailes basses. Un passage « coupe-feu » a été prévu avant la grange comme celle-ci est située à proximité du logis.

Ferme de la tour

XVIe et XVIIe siècles. Ancienne maison forte mentionnée au XVIe siècle englobée dans une exploitation. Nouveau logis en 1686. Appartenait à Philippe de Noea puis aux de Hemricourt.

Cette ferme provient d’une ancienne maison forte transformée en exploitation agricole. Le donjon a sûrement été conservé plus par souci d'afficher son prestige social que pour servir d'habitation. Les plus anciens bâtiments forts délabrés datent du XVIe siècle. Ils étaient aux mains de Philippe de Noadrée.

Au XVIIe siècle, la ferme passa aux de Hemricourt qui la conservèrent jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. L'aile comprenant le porche et située vers la rue est presque entièrement construite en moellons de calcaire. La tour porche a été agrandie en briques au XIXe siècle. Cette aile abrite un premier logis. En 1686, un second logis a été élevé sur deux niveaux en calcaire et rehaussé d'un troisième étage en briques. Une grange a été incorporée à l'aile nord-ouest. La singularité de cette ferme vient de l'emploi presque exclusif de la pierre calcaire régionale malgré quelques aménagements récents.

Ferme de la chapelle

XVIe, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Ancienne possession de Warnier de Velleroux. Tête anthropomorphique du XVIe siècle à la porte charretière.

La ferme de la chapelle est un ensemble de bâtiments hétérogènes des XVIe, XVIIe et XIXe siècles. Elle fut la possession de diverses familles paysannes du village dont les Velleroux (dès le XIVe siècle) et les Berlaimont (aux XVIIe et XVIIIe siècles).

Le porche a gardé ses consoles en forme de têtes humaines du milieu du XVIe siècle. La tour-porche donne sur la cour. A l'est de celle-ci se trouve un logis daté de 1661, primitivement d'un seul niveau et rehaussé au XVIIIe siècle. A l'intérieur, des placards en boiseries et des cheminées en carreaux de Faïence du XVIIIe siècle témoignent d'un certain art de vivre du propriétaire.

Les dépendances sont principalement des étables et des bergeries sous fenil ainsi qu'une grange du milieu du XVIIIe siècle à 3 nefs et 4 travées. Une autre petite grange en large à porte en anse de panier a été construite au XIXe siècle.

Les petites dépendances avec des portes basses sont des porcheries construites au XIXe siècle.

Si on ne retient que les bâtiments du XVIIe siècle sans les ajouts des époques postérieures, on se trouve devant un ensemble agricole composé de bâtiments dispersés autour d'une cour.

Emplacement

Adresse:

Warnant-Dreye