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Fize-FontaineDes fouilles ont mis au jour une villa au lieu-dit "Habieva". Le destin de Fize-Fontaine fut directement lié à celui d'Amay car il faisait partie du domaine de sainte Ode, ayant pour centre la collégiale d'Amay et acquis par les évêques de Liège. Fize passa en même temps que ce domaine au chapitre de la collégiale Saint-Lambert. Pendant tout l'Ancien Régime, il dépendit du ban d'Amay et toutes les affaires de justice étaient réglées par la cour de cette bourgade.

Fize signifiait fief. Cela voulait dire que le seigneur du village relevait en fief sa terre auprès d'un autre seigneur qui était son suzerain. Une partie du village connut aussi un lignage qui habita le village et y occupa le château. Ces chevaliers portèrent le nom des de Fize puis de Cerf ensuite de Barvaux. Le château fut détruit lors de la guerre des Awans et des Waroux, puis en 1328, lors de la révolte des liégeois contre leur prince-évêque, Adolphe de la Marck.

Le paysage fizois est assez vallonné. On est proche de la vallée mosane. Un ruisseau, prend sa source au village, traverse le bois du Tchalet dont il prend le nom et rejoint d'autres ruisseaux près de la Paix-Dieu pour former le ruisseau de Bende, affluent de la Meuse.

Des abbayes possédaient des terres à Fize et notamment la célèbre abbaye cistercienne d'Orval. D'autres domaines appartenaient à la noblesse ou à la bourgeoisie de Huy et d'Amay.

L'église de Fize fut d'abord une chapelle desservie par un chanoine d'Amay. Elle ne fut paroissiale qu'au XVIIe siècle et était dédiée à saint Lambert.

Fize fut aussi réquisitionné par les troupes étrangères puis par le prince-évêque à plusieurs reprises aux XVIIe et XVIIIe siècle.

Au XIXe siècle, la localité connut des industries agro-alimentaires, siroperies et brasseries.