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Perdrix griseLa perdrix grise est un gallinacé de la famille des phasianidés que l'on chasse encore, même si elle a disparu de quelques endroits où elle était autrefois commune. Elle apprécie les milieux ouverts, notamment les champs et les étendues agricoles. Son alimentation est composée de feuilles de graminées, de légumineuses, de graines diverses, mais aussi, selon la saison, d'insectes ou de baies sauvages. C'est un oiseau d'une trentaine de centimètres à l'allure très ronde. Le bec, de couleur claire, est court et arrondi. Le plumage d'un gris bleuté est blanc sur le ventre. Chez nous, l'agriculture intensive a réduit le nombre d'insectes et détruit les haies, son habitat de prédilection, ce qui a décimé la population.

Linotte mélodieuseLa linotte mélodieuse fait partie de ces espèces qui passent le plus clair de leur temps à grappiller leur nourriture dans les champs. Elles sont friandes des graines de lin et de celles des « mauvaises herbes ». La Linotte vit en couples qui s'installent en petites colonies dans des milieux semi-ouverts. Le mâle arbore un plumage rose intense au front et sur la poitrine. Son biotope préféré est la steppe ou la lande buissonnante. Ce passériforme est connu pour avoir deux pontes, la première fin avril et la seconde en juin. L'expression « tête de linotte » trouve d'ailleurs son origine dans son mode de nidification : la Linotte dissimule parfois si mal son nid qu'un prédateur ou un observateur indiscret provoque souvent la destruction ou l'abandon de la nichée. Son peuplement a fort diminué en Hesbaye au cours des dernières décennies à cause de la raréfaction des milieux favorables à sa nidification. La restauration de haies, notamment d'aubépines, serait une mesure bienvenue.

Bruant proyerLe Bruant proyer est le plus corpulent des Bruants d'Europe. Sa tête volumineuse laisse apparaître des « moustaches » claires encadrant un fort bec jaunâtre. Son plumage est brun-gris et la poitrine chamoisée est striée. Souvent perché en évidence au sommet d'un buisson, d'un tas de fumier, d'une clôture ou sur une ligne électrique, il entonne un chant simple et strident, sorte de cliquetis ascendant et accéléré, évoquant le bruit d'aiguilles à tricoter tombant l'une sur l'autre. En l'absence du chant, son cri typique « dic-dic-dic...» peut également permettre de l'identifier. Il affectionne les milieux ouverts aux horizons dégagés et à végétation basse (cultures, friches et prairies). Le nid, construit à terre par la femelle, reçoit 3 à 5 oeufs. Les jeunes le quittent rapidement avant même de pouvoir voler. Fortement en déclin en Europe, ses effectifs ont diminué de 80 % depuis 1990.

Alouette des champsL'Alouette des champs est un oiseau courant de la plaine hesbignonne. Originaire des steppes herbacées, le défrichement de la Hesbaye a contribué à son installation car il vit dans les champs et prés non arborés. Sa nourriture est mixte, graines et verdure (surtout en hiver) et insectes divers. Dès février-mars, le mâle choisit un territoire et commence à chanter. S'élevant jusqu'à n'être qu'un point à peine décelable, il se lance dans de longues phrases d'une étourdissante virtuosité, pleines de redites et d'imitations, et qu'il prolonge jusqu'à la griserie pendant plusieurs minutes. Puis il se laisse tomber comme une pierre, ouvrant les ailes quand il atteint le sol. En automne, principalement en octobre, la Hesbaye voit défiler de nombreuses bandes d'Alouettes provenant des pays nordiques et partant à la recherche de cieux plus cléments pour y passer l'hiver. Un certain nombre d'entre elles, variable suivant les rigueurs hivernales, passe l'hiver chez nous, souvent en bandes.

VanneauTrès souvent posé au sol, le Vanneau se remarque par un plastron noir se détachant de la partie ventrale très claire, une huppe très marquée, un bec court, et surtout un plumage vert, soyeux, parsemé de violacé sur le dos. Dès mars, ses cris et parades aériennes acrobatiques le font rapidement repérer au-dessus des prairies ou cultures qui serviront de lieu de nidification. À leur naissance, les poussins nidifuges se dissimulent à proximité de leur nid au sol, mais, très vulnérables, les pertes sont importantes et chaque couple ne produit guère plus d'un jeune à l'envol. Les Vanneaux huppés nichent en Hesbaye en petites colonies assez lâches. Ils sillonnent la campagne ou fréquentent les rares lieux humides tels les bassins de décantation. Ces bandes nous quittent progressivement en automne. Les hivers plutôt doux voient les vanneaux hiverner en petit nombre. Le gros des troupes nous revient fin février début mars.

Bergeronnettes printanièresLes Bergeronnettes printanières fréquentent la campagne cultivée et les prés, de préférence humides. Exclusivement insectivores, ce sont des visiteuses d'été qui viennent nicher sous nos cieux et plus au Nord. Celles qui nichent chez nous ont la tête grise et de fins sourcils blancs. Elles appartiennent à la race type. Chez toutes les sous-espèces, le dos est olive et le ventre jaune citron chez le mâle, plus terne chez les femelles et les jeunes. En août, et surtout en septembre, les « printanières » nous quittent pour l'Afrique (au sud du Sahara). Isolées ou en bandes lâches, elles filent de leur vol ondulé, en poussant des « psie » bien séparés. La population hesbignonne des Bergeronnettes printanières est significative au niveau belge. L'Atlas des oiseaux nicheurs de Wallonie 2001-2007 indique une densité moyenne de 1,1 couple par km².