
|
|
|
Vieux-Waleffe est un toponyme d'origine franque signifiant trou rempli d'eau. Cela correspond assez bien au site de la vallée formée par un ruisseau qui se faufile à travers des prairies humides vers la Mehaigne.
Le village est cité pour la première fois dans un acte de 1050. C'est un habitat de type aggloméré créé à partir d'un habitat seigneurial et d'une église. Le lieu dit al motte déjà repris dans les textes du Bas Moyen Âge et une butte au-dessus du fonds humide rappellent peut être l'emplacement d'un premier donjon en bois.
A l'époque moderne la seigneurie passa aux mains de diverses familles seigneuriales dont la dernière les de Menten de Horne sont toujours propriétaires de fermes et de terres dans le village.
L'église de Vieux-Waleffe consacrée à saint Lambert fut d'abord chapelle castrale. Elle appartint au XIIIe siècle aux moniales du Val-Notre-Dame. Elle est actuellement un édifice néo-roman élevé en 1872 sur les plans de l'architecte J.-L. Blandot, concepteur également de l'église de Fize-Fontaine.
Le château de Vieux-Waleffe construit un peu à l'écart de l'ancien centre seigneurial, domine le village. En 1534, il comprenait une court, maison, jardin, terres, bois, chevaige contenant 80 bonniers, prés, la grosse dîme, cens, rentes, biens gisants à Vieux-Waleffe.
On entre dans ce château ferme par un portail cintré dans l'aile sud-est, qui abrite aussi le corps de logis et une partie des étables. La grange monumentale en large est coiffée d'une haute bâtière de tuiles reposant sur un mur garni par une frise dentée en briques. Les murs côté cour sont blanchis et les soubassements goudronnés.
L'entrée du logis se fait par une porte à linteau à clé trapézoïdale. Le rez-de-chaussée et l'étage sont éclairés par des fenêtres chaînées à traverses. Certaines sont encore pourvues de leurs barreaux protecteurs.
D'autres bâtiments débordent le quadrilatère traditionnel et des écuries et une remise à voitures entourent une seconde cour. A l'arrière des bâtiments un grand potager comprend à l'angle nord, une serre et une orangerie.
En face du château et de son parc, une importante ferme homogène en carré a été élevée à la seconde moitié du XVIIIe siècle. C'est le type même de ferme seigneuriale de la fin de l'Ancien Régime. On remarque tout d'abord une magnifique tour-porche de 3 niveaux. Un portail calcaire occupe tout le rez-de-chaussée de cette tour. Le premier étage comporte deux baies dont la plus basse a un linteau bombé surmonté d'une clé. Le toit est un pavillon à la mansart terminé par un bulbe piqué d'une girouette de ferronnerie aux armes des de Menten de Horne de Potter de Zinzerling. Il possède une lucarne à croupe tournée vers la rue.
De part et d'autre de la tour, les façades des dépendances vers la rue sont opaques et à peines percées de quelques jours étroits d'aération. A l'ouest du quadrilatère, un logis agréable d'un seul niveau comprenait jadis 6 baies à traverse groupées par deux. Au sud, la grange en double large est équipée de portes en anse de panier. Une remise avec gerbières lui est accolée.
Vieux-Waleffe possède encore quelques belles fermes hesbignonnes dont celle de Saint Louis qui appartenait aux Jésuites de Huy. A côté de ces fermes en quadrilatère des belles demeures côtoient des maisons plus modestes.
Rue Gasnière, une belle façade du XVIIIe, il y a peu encore blanchie, est composée d'un corps de deux niveaux et cinq travées de baies rectangulaires. En face se trouve une fermette du XIXe siècle construite en ordre lâche.
La rue de Fallais, axe principal en hauteur du village, aligne aussi quelques maisons paysannes de diverses époques. Prés de l'église, s'élève une élégante maison en double corps ayant aussi conservé ses enduits traditionnels.
Enfin, sur un chemin de campagne, à la limite de Latine, la magnifique chapelle de Bonsecours se trouve dans un site ombragé par six beaux tilleuls. La chapelle a été reconstruite au XVIIIe siècle. Son appareil est en calcaire et en en grès. Il s'agit d'un polygone d'une toiture à 8 pans, surmonté d'une croix en fer forgé. La porte est ornée d'un fronton semi-circulaire portant le chronogramme Liberat/CI/DICatVM (1759).
|
|
|