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Le village de Chapon-Seraing

Eglise Saint Jean-BaptisteUn peu à l’écart de la route Huy-Waremme, Chapon-Seraing offre au visiteur l’image d’un village construit dans la même unité de ton, avec ses maisons et ses fermes construites en briques, le matériau le plus utilisé en Hesbaye liégeoise. L’habitat est regroupé autour de l’église Saint Jean-Baptiste, édifice de style néogothique reconstruit en 1860 et de l’ancienne place herbeuse centrale où un flot demeura jusqu’en 1948 et vers laquelle semblent partir les rues et les routes du village.

L’église Saint Jean-Baptiste est un édifice à trois nefs de quatre travées. Elle a été consacrée en 1862 et remplace une ancienne chapelle dont il ne subsiste qu’un ancien christ en croix du XVIe siècle, placé dans le porche et l’ancienne cloche en bronze de 1668. L’église de Chapon-Seraing fut en effet longtemps une chapelle dépendant de la paroisse de Fize avant d’obtenir le statut de succursale indépendante.

En face de la place et de l’église, était jadis construite la ferme la plus importante du village puisqu’il s’agissait de celle du prince-évêque de Liège, qui était aussi le seigneur de Chapon-Seraing. A titre personnel, il exploitait en faire valoir indirect près de 53 ha répartis dans le terroir de Chapon. Plusieurs locataires mirent en valeur ses terres jusqu’en 1798 date ou la ferme et ses terres fut vendue. A l’heure actuelle, ne subsistent malheureusement plus que la grange du XVIIIe siècle, des étables transformées en habitation et un corps de logis dont le perron est surmonté par les armoiries du prince-évêque de Groesbeeck (XVIe siècle). Fermes des Carmes déchaussés de Visé

A proximité de la même place mais au début de la voie qui relie le village à Seraing-le-Château, la ferme des Carmes déchaussés – célèbre ordre mendiant né au Moyen Âge, - de Visé fut élevée au XVIIIe siècle à la place d’un édifice plus ancien. Les bâtiments de la ferme se répartissent de part et d’autre d’une cour pavée et à fumière. Le porche d’entrée revêt une forme spéciale car il est saillant et fait office de chasse-roue. Le logis a été aménagé au XIXe siècle et, face aux écuries, la grange a été construite en deux étapes et est datée de 1761 par ancrage de briques brûlées sur le pignon. Plusieurs étables sous fenil élevées au XVIIIe siècle et des porcheries complètent le quadrilatère.

Dans une des petites rues qui mènent à la place subsistent quelques éléments d’une belle ferme ayant appartenu aux familles de Namurco, Gramme, Keppenne et Stasse-Lambotte. De la grange il ne reste que le mur en briques sur moellons de grès. Le logis, par contre, si quelques ouvertures ont été remaniées, présente encore une belle façade bien visible de la rue.

Ferme de Hemricourt La ferme de Hemricourt du nom d’une famille de chevaliers célèbre en Hesbaye se situe rue Guillaume Bolly, également le long de la place. C’est aussi un quadrilatère avec un porche surmonté d’un colombier et dont la clé porte le millésime de 1767. Plusieurs ailes d’étables sous fenil ont été aménagées de part et d’autre de l’entrée. La partie droite a été réaménagée au XIXe siècle en logis. Par contre, le logis d’origine dans le noyau plus ancien du XVIIe siècle à côté d’anciennes écuries. La longue grange du XVIIIe siècle possède deux portes identiques. La particularité de cet ensemble rural assez complet est un magnifique puits en cul de four encastré dans la grange. Son mécanisme est conservé et le linteau de bois est surmonté d’une croix en pierre bleue chaulée. Ce symbole religieux est un élément protecteur du bien précieux qu’est l’eau.

Un peu à l’écart de la place, sur la route de Fize, se trouve l’ancienne cense de la famille de Fumal au XVIe siècle qui devint propriété du chevalier de Vivario, chanoine de la collégiale d’Amay. Cette famille garda l’exploitation de 1720 à 1760 et donna son nom à la ferme. Cette importante exploitation en carré construite en briques avec desPanneau explicatif apposé sur le mur des fermes soubassements et des baies en calcaire domine de sa masse son environnement. Les bâtiments se répartissent autour d’une cour pavée à fumière centrale. La façade du logis alliant briques et bandeau de calcaire témoigne de la splendeur de l’architecture mosane en Hesbaye. Certaines de ses ouvertures conservent encore leurs traverses et croisées. A l’intérieur de ce logis subsiste aussi une magnifique cheminée gothique du XVIIe siècle. Pour le reste, on trouve une grange avec une ouverture-arrière donnant sur les prairies ainsi qu’une série d’écuries et d’étables sous fenil.

Un circuit didactique fléché et pourvu de panneaux explicatifs permet aux visiteurs de visiter le village.

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