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Les fermes de Jehay

Ferme du bois de Saint Lambert ou Tilman
, Amay (Jehay)

Fermes du bois de Saint Lambert

XIXe siècle. Fermes en quadrilatère.


Sur la carte du comte de Ferraris, la campagne à proximité du bois de Saint Lambert est entièrement boisée. Elle ne sera défrichée que sous le Régime français. Les nouvelles terres livrées à l’agriculture seront exploitées par deux nouvelles fermes en carré, construites, l’une en grès, l’autre en briques.

Ferme de MalgueuleFerme de Malgueule

XVIIIe siècle. Quadrilatère avec donjon-porche. Ferme seigneuriale construite par les van den Steen, seigneurs de Jehay.


A l’écart du village et du château de Jehay et au milieu de son charruage, la ferme de Malgueule doit sans doute son origine aux défrichements médiévaux et à l’installation d’un des membres de la famille des Jehay. La ferme appartenait sous l’Ancien Régime aux van den Steen qui reconstruisirent un ensemble assez homogène au début du XVIIIe siècle. La ferme est caractérisée par sa monumentale tour-porche équipée de pigeonniers, symbole de la puissance économique et sociale de son propriétaire. Quadrilatère hesbignon de la fin de l’Ancien Régime, cette immense ferme abrite une grange coiffée d’une haute bâtière à croupette et contre laquelle a été construit un manège à battre. Vous pouvez admirer la ferme au milieu de son paysage où se dessine déjà la vallée de la Meuse mais l’accès à la cour est malheureusement interdit.

Ferme abbatiale de la Paix Dieu

Bâtiments principalement du XVIIIe siècle. Porche monumental donnant accès à la ferme et à l’abbaye. Bâtiments accolés à l’abbaye. Ferme de l’abbaye existant déjà au Moyen Age sous forme de "grange monastique".


Porche d'entrée de l'ancienne abbaye de la Paix-Dieu L’observance cistercienne commandait aux moniales de l’abbaye de la Paix-Dieu de se constituer un domaine foncier dont la production agricole assurerait la subsistance de la communauté. Très tôt, grâce à des donations et une politique intelligente d’achat, les moniales acquirent des biens ruraux principalement dans la fertile Hesbaye. En 1257, la communauté monastique exploitait à peu près 453 hectares de terre, quelques prés, des cens et le droit d’usage dans certains bois. C’est peu, quand on songe aux 7000 hectares d’Orval ou aux 10.000 hectares de Villers-la-Ville. Sur ces terres, on cultivait surtout de l’épeautre, mais aussi du méteil et du froment. Les cisterciens exploitaient leurs biens à partir de granges, centres d’exploitation qui comprenaient non seulement les bâtiments agricoles mais également les champs, les prés, les bois et le cheptel qui en dépendaient. Ces « granges » étaient tenues par des frères convers, religieux plus particulièrement affecté aux tâches manuelles. La Paix-Dieu ne possédait qu’une seule « grange » en dehors de la ferme abbatiale de Bodegnée : l’ancienne « court » qui abrita les premières moniales à Oleye.

La ferme monastique est accolée au « Quartier des hôtes ». C’est un quadrilatère en briques et en calcaire de style « renaissance mosane ». Le logis et les dépendances s’articulent autour d’une cour longue et large, qui permettait de manœuvrer les chariots et d’engranger.Grange en double large

On entre dans la ferme par un portail à deux tours, précédé d’un pont et construit contre l’habitation. C’est là que la sœur boursière réglait les affaires concernant l’administration du domaine. C’est également à la porte de l’abbaye qu’on distribuait des vivres aux pauvres et aux indigents de la région. Le portail date de 1730. Il est couronné d’un fronton de calcaire aux armes de Lambertine de Wanzoul. De part et d’autre du logis, des étables et des écuries constituent une aile de ferme. Le côté nord de l’ensemble est occupé par un chartil monumental, daté de 1760 et couronné d’un fronton en stuc aux armes de Lambertine Renson. Les fonctions du chartil étaient diverses. Il permettait le stationnement des chariots et charrettes. Celui de la Paix-Dieu comportait deux zones avec ouvertures sur la cour et parties supérieures aménagées en fenil. Sur les côtés, il y avait également des pièces réservées à des ateliers et des étables. L’étage était occupé par un grenier dont les voûtes en brique retombent sur des piliers en calcaire. Ce grenier a été jadis identifié comme la salle du chapitre. Cette salle n’a jamais servi qu’à entreposer le grain, la salle capitulaire se trouvant toujours dans les bâtiments réguliers, à côté de l’église. En face du chartil de l’autre côté de la cour, se trouve une grange en double large. Elle est également ornée d’un fronton daté de 1737, aux armes de Lambertine de Wansoulle. Sa toiture se caractérise par une bâtière d’ardoise à croupettes. L’aile est comprend une partie de la façade extérieure du bâtiment des hôtes, une partie récente où on a réencastré la dalle d’Agnès de Corbion, provenant de l’ancien cloître, et des écuries. Une porte charretière permet l’accès à une cour d’honneur où se trouvaient deux autres dépendances agricoles : le colombier et la brasserie, aujourd’hui disparue.

Le colombier, accolé jadis à la brasserie et à un étang, est une construction en brique et calcaire sur une base circulaire.

Basse-cour du château de Jehay

XVIe-XVIIe siècles. Fortement remaniées. Grange disparue.


Ferme, rue du tambour, 6

XIXe siècle. Semi-clôturée.



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