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Les fermes de Villers-le-Bouillet

Ancien logis de ferme, Place de l'église 1
, Villers-le-Bouillet (Villers-le-Bouillet)

Ancien logis de ferme. Place de l’église, 1

XVIIe siècle. Remaniements aux XVIIIe et XIXe siècle. Peut être l’ancienne ferme de l’abbaye d’Aulne.


De cette ferme, il ne reste plus qu’un corps de logis remarquable et quelques annexes. Ce bâtiment faisait partie d’un ensemble plus important. La magnifique façade en briques et calcaire était composée primitivement de 4 travées. Le rez-de-chaussée a été réaménagé au XIXe siècle avec des fenêtres rectangulaires conservant les vestiges des baies primitives.
 
Ancienne exploitation. Place de l’église, 2

XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Ferme autour d’une cour souvent réaménagée. Au début du XXe siècle, local d’une imprimerie.


Perpendiculairement au corps de logis de l’ancienne ferme Duchesne, une autre construction en briques et calcaires a été édifiée au XVIIIe siècle mais fortement remaniée aux XVIIIe siècle et XIXe siècles. Elle accueillit au début du XXe siècle l’imprimerie l’ami de tous qui édita plusieurs cartes postales du village.

Ferme de la Kiviéterie

Ensemble hétérogène allant du XVIIe au XIXe siècle. Ancienne grange des convers de l’abbaye de Neufmoutier. Métairie puis siège d’une exploitation charbonnière.


Cette ferme fut bâtie à l’origine un peu à l’écart du village par les moines du Neufmoustier de Huy. Ce monastère posséda des terres dans le village dès le milieu du XIIe siècle. Elle servit de grange à des frères convers. Ces moines de seconde zone qui étaient dirigés vers des tâches manuelles, exploitaient le domaine. En 1278, une partie des terres de la converterie n’est déjà plus exploitée en faire valoir direct. En 1287, le Neufmoustier afferme la plupart de ses fermes et de ses terres. En 1293, on connaît le nom du premier fermier de la converterie : il s’appelle Thiry de Fumal.

La ferme connut aussi un système de métayage entre 1668 et 1743. Par ce contrat, propriétaire et locataire se partageaient les frais d’entretiens, les investissements en grain et le produit des récoltes.

A la fin du XVIIIe siècle, on exploita le charbon dans la propriété et un charbonnage connut une certaine importance puisqu’il était équipé d’une machine à vapeur. Les activités agricoles seront abandonnées en 1858. C’est sans doute à la présence de deux activités assez étrangères l’une à l’autre que l’actuelle kiviétrie doit son architecture assez hétéroclite. La propriété fut divisée en deux. A l’ancienne ferme s’est joint un château sans doute résidence du propriétaire des houillères avant de devenir celle du notaire Farcy.

Derrière le château, se trouve l’ancienne ferme dont les bâtiments remontent aux XVIIe et XVIIIe siècles. Une des deux granges est en large avec une entrée charretière en anse de panier. L’autre servait aussi de chartil (remise à chariots). L’ensemble a été construit en briques avec des soubassements et des annexes en grès schisteux. Le petit logis de deux niveaux et trois travées a été élevé à la fin du XVIIIe siècle sur des restes plus anciens. Il est coiffé d’une bâtière à la Mansart.

Ferme du Chapitre

XVIe au XVIIIe siècles. Ancienne ferme du chapitre de Saint Barthélemy. Ensemble semi-clôturé.


Ferme du Chapitre Légèrement en retrait de la route de Vinalmont, la ferme du chapitre appartenait aux chanoines de la collégiale Saint Barthélemy à Liège.

Au Moyen Âge, un villicus (agent domanial), souvent un chanoine, gérait les propriétés du chapitre dans le village. La cense fut assez tôt affermée à des villageois et notamment aux « delle Préalle » aux XVIe et XVIIe siècles. Son charruage était de 102 bonniers (1 bonnier = 87 ares), 1 verge grande (1 verge grande = 435,89 m²) et 9 verges petites (1 verge petite = 21,79 m²) en 1704.

L’intérêt architectural de cette ferme réside dans l’ancienneté de ses bâtiments et de son plan. Son corps de logis date du milieu du XVIIe siècle et sa grange de la même époque. La partie droite de la charpente de cette dernière est datée de 1659. Elle subit de nombreuses réfections et les matériaux utilisés pour sa construction et sa réparation sont un véritable inventaire des possibilités qu’offre la région. La façade arrière présente aussi bien des parties de murs en briques, en pierre de Vinalmont ou en grès régional.

L’intérêt architectural de cette ferme réside dans l’ancienneté de ses bâtiments et de son plan. Son corps de logis date du milieu du XVIIe siècle et sa grange de la même époque. La partie droite de la charpente de cette dernière est datée de 1659. Elle subit de nombreuses réfections et les matériaux utilisés pour sa construction et sa réparation sont un véritable inventaire des possibilités qu’offre la région. La façade arrière présente aussi bien des parties de murs en briques, en pierre de Vinalmont ou en grès régional.

La ferme du chapitre est un ensemble semi-clôturé. Les bâtiments : logis, granges et étables sont construits autour d’une cour, mais, seul un mur les relie. Un second mur les sépare de la route de Vinalmont et entourait jadis les propriétés à côté de la route Huy-Waremme. Les traces d’un ancien fossé bordé de saules – en fait, un ancien chemin - limite en partie la ferme à l’ouest.

Ferme de la dîme

XVIIe et XVIIIe siècles. Ancienne grange dîmière du chapitre Saint Barthélemy.


Cette ferme destinée à récolter les produits de la dîme sur les terres du village, existait déjà en 1365 sous un aspect évidemment différent. Elle appartenait au seigneur et décimateur du village, le chapitre de Saint Barthélemy.

Au XVIIe siècle, elle fut affermée en même temps que son charruage à des paysans du village. La superficie exploitée était de 54 bonniers 18 verges grandes et 11 verges petites.

L’ensemble se compose d’un logis, d’une grange du XVIIe siècle, d’écuries, d’un chartil et d’étables sous fenil en prolongement du logis.

Des modifications ont été effectuées à la grange en 1744. C’était un édifice en large mais qui possédait une sortie charretière donnant vers l’extérieur du quadrilatère ; ce qui est plutôt rare en Hesbaye liégeoise.

Ferme de la Croix

Quadrilatère du XVIIIe siècle. Divisé en deux propriétés. Mentionné au XVe siècle.


Cette ferme devait son nom à la proximité d’une croix établie au croisement de la route de Vinalmont et de celle de Waremme. Le premier propriétaire de la ferme, en 1452, est un certain Libillon, fils de Libert de Temples. Il s’agissait d’une ferme construite par un membre de la nouvelle aristocratie paysanne de la fin du Moyen Âge.
La ferme de la croix fut en partie détruite lors de batailles entre soldats français et espagnols pendant les guerres de Louis XIV. Actuellement, les bâtiments sont divisés en deux parties par une maison de construction banalisée.
L’entrée se fait par un donjon-porche qui comportait un pigeonnier. Le corps de logis de deux niveaux et cinq travées a été élevé vers 1720. Sa façade principale donne sur le jardin, vers la campagne. La travée principale est surmontée d’un fronton triangulaire. Le jardin possède une entrée composée de deux piliers calcaires dont l’un est couronné par un gland et l’autre, par une pomme de pin.

Ferme des avoués d’Amay

Ferme seigneuriale. Construction homogène du XVIIIe siècle. Ferme appartenant aux avoués d’Amay pendant tout l’Ancien Régime.


Ferme des avoués d'Amay Les avoués d’Amay étaient à l’origine des protecteurs laïcs de biens ecclésiastiques sur le territoire d’Amay. Leurs revenus leur permirent d’acquérir des terres et une ferme à Villers. Il s’agit d’une exploitation, jadis dénommée ferme Périlleux ou ferme des Voués d’Amay.

C’est un ensemble relativement homogène rebâti essentiellement au XVIIIe siècle. La date de 1721 figure sur le corps de logis. La ferme est cependant déjà mentionnée dans un acte de 1386. Elle consiste en un quadrilatère fermé dont les bâtiments sont jointifs. On y entre par un donjon-porche surmonté d’un colombier et tourné vers les prairies. Un second porche de l’autre côté de la cour permet de sortir les chariots vers le village sans trop manœuvrer dans la cour.

Le logis se constitue d’un double-corps sur deux niveaux de style mosan. Cette architecture de l’habitation traduit l’influence des modèles urbains et des demeures seigneuriales. Une magnifique cheminée en stuc de style rocaille garnit une des pièces et traduit les exigences esthétiques du fermier.

Séparée par un mur, une grange monumentale en double large comporte deux portails en anse de panier. La charpente est supportée par des piliers cylindriques en briques. Trois oculi percés dans le mur assurent la ventilation et permet aux rapaces de s’introduire dans la grange et de se débarrasser des petits rongeurs.
Entre la grange et le porche principal, ont été construites des porcheries et, de l’autre côté du même porche, des étables. Au sud-ouest, des écuries sont prolongées par un chartil. A côté une petite maison était attenante au porche secondaire. Cette habitation était réservée aux ouvriers agricoles. L’avoué d’Amay lorsqu’il visitait sa ferme de Villers, résidait dans une partie du logis qui lui était réservée.

L’environnement direct de la ferme était composé de prairies et d’un jardin où était installé le fournil.
Quant aux matériaux, c’est surtout de la brique qui a été utilisée. Les soubassements sont en grès régional. Les encadrements des baies et des chaînages en pierre calcaire donnent le style à la ferme.

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