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La Maison du Tourisme Hesbaye-Meuse propose un circuit réunissant 13 sites patrimoniaux de la région entre Geer et Meuse mis en valeur grâce aux talents de dessinateurs de bandes dessinées. Le principe est simple. Nous avons demandé à 13 dessinateurs de choisir un lieu patrimonial dans chacune des 12 communes de la région touristique et de le restituer par le dessin à la période qui lui parlait le plus. Le résultat, ce sont 12 panneaux (Le 13e panneau est l'ancienne abbaye de la Paix-Dieu où est installée la Maison du Tourisme) comportant un édifice, un ensemble architectural... à une époque de l'Histoire allant du Moyen Âge au milieu du XXe siècle. Il n'est pas question ici de restitution de la vérité historique, même les historiens les plus chevronnés ont du mal avec la représentation visuelle. On ne s'amusera pas non plus ici à repérer les quelques anachronismes. Ce que nous avons demandé aux dessinateurs, c'est plutôt comment ils voyaient un site à une certaine époque et de le représenter avec le dessin.

D'où ce titre : Le patrimoine de Hesbaye Meuse à travers l'imaginaire des dessinateurs de bandes dessinées.

A l'ancienne Abbaye de la Paix-Dieu

Maison du Tourisme Hesbaye et Meuse - rue Paix-Dieu
Abbaye de la Paix-DieuA la limite d'Amay et de Villers-le-Bouillet, près de la nationale qui relie la vallée mosane à la Hesbaye, se trouve l'ancienne abbaye de la Paix-Dieu, aujourd'hui Centre des métiers du Patrimoine. La fondation de cette abbaye cistercienne s'inscrit dans le mouvement mystique féminin qui marqua le diocèse de Liège au début du XIIIe siècle. Initialement installée dans le village hesbignon d'Oleye, elle est transférée, en 1244, dans un site de vallées, à la confluence de plusieurs ruisseaux, au lieu-dit Grognart, à Bodegnée. Immédiatement, l'abbaye de la Paix-Dieu constitue un domaine agricole pour vivre selon l'idéal d'autarcie des Cisterciens. Après la crise de la fin du XIIIe siècle qui affecte son économie, la Paix-Dieu réorganise son domaine et se mue peu à peu en seigneur foncier. Ce capitalisme de la terre lui permet de faire construire des bâtiments monastiques et la ferme qui annonce celle que nous lui connaissons aujourd'hui (1730-1767).

Dessin de Didier CourtoisDidier Courtois
Didier Courtois est né à Charleroi en 1960. Après des études d'arts graphiques à l'Institut Saint-Luc de Liège, il abandonne la planche à dessin pour s'adonner à l'autre de ses passions : l'archéologie. Mais après quelques années passées à gratter la terre, il retourne à sa bouteille d'encre de chine et publie « Les Cavaliers aux yeux verts » chez Lefrancq, puis « La Race des Seigneurs » chez Dargaud avant de participer au dessin de la série « Charly ». Avec « Louis Ferchot », scénarisé par Frank Giroud, Courtois refait vivre les personnages créés par Dethorey, en y apportant une touche personnelle qui révèle un excellent dessinateur. Didier a aussi réalisé un épisode du Décalogue, Les Fleury-Nadal, en 2009.

Amay

La collégiale Saint-Georges et Sainte-Ode - place Saint-Ode
Collégiale d'AmayC'est au centre de la bourgade que la Collégiale se profile. Elle se caractérise par un long vaisseau prolongé par la masse imposante d'un avant-corps composé de trois tours majestueuses surmontées de clochers en pointe. Édifice de l'Epoque ottonienne, elle a toutefois subi au cours des siècles de nombreuses transformations. Du bâtiment primitif ne subsiste que la haute nef, percée sur chaque face de cinq baies en plein cintre, et les deux tours latérales dans leur plus grande partie. La tour médiane ne s'est élevée qu'à partir de 1525. Remaniée profondément au XVIIIe siècle, sous l'abbatiat de Lambert-Walthère van den Steen, le bâtiment a perdu le caractère rigide et sévère de ses origines ; ses tours autrefois dépourvues d'ouvertures, sauf des meurtrières et des fenêtres aux étages, se sont ouvertes vers l'extérieur par deux portails monumentaux, son transept s'est enjolivé et affiné, ses toitures se sont surélevées et leur profil s'est adouci : elle s'est mise, à partir de 1765, « au goût du jour ».

Dessin de Marc-RenierMarc-Renier
Né le 29/10/1958 et issu d'une famille d'artistes, Marc-Renier Warnauts, qui adopte son prénom comme pseudonyme, suit trois ans d'études à l'Institut Saint-Luc de Liège. Il débute dans la bande dessinée dès 1982 et se retrouve au sommaire de magazines tels que Tintin et Super Tintin pour lesquels il réalise une série des contes et légendes du Moyen Âge, rassemblés par la suite en trois recueils édités par Le Lombard. Il crée, en 1981, avec le scénariste Giroud, le personnage de Jackson, publié également au Lombard. En 1990, il fait son entrée dans la revue Vécu où, sur un scénario de Patrick Cothias et Goué-Dard, il entame la série "le Masque de fer". En 1992, il entame avec son frère, Warnauts (Eric) "Ombres et Désirs" paru dans A Suivre qui sort en album chez Casterman en septembre 1996. En 2006 : auteur du « Dernier visiteur de George Sand », scénario de Rodolphe.

Berloz

Le site castral - rue du Centre
Cet ensemble seigneurial et ecclésial a son histoire liée à la famille du Comte de Berloz, aristocrate du Pays de Liège. L'ensemble fut plusieurs fois détruit et incendié notamment lors de la guerre des Awans et des Waroux au Moyen Âge ainsi qu’au XVIIe siècle. Il garde cependant la topographie d'origine d'une seigneurie rurale laïque de Hesbaye. Intégré dans un remarquable ensemble formé par l'église Saint-Lambert, le presbytère et la ferme castrale, le château était autrefois entouré d'un vaste parc agrémenté par un étang, lui-même alimenté par la Mule. La ferme castrale est un important quadrilatère élevé au XVIIe siècle. Elle a subi de nombreux remaniements, mais elle reste, par sa forme en carré, sa cour pavée, son porche et sa grange monumentale, un exemple typique de ferme hesbignonne. Sa tour colombier au milieu de la cour est tout à fait unique.

Dessin de Henri DefresneHenri Defresne
L'illustrateur, Henri Defresne, est originaire et habitant d'Othée. Diplômé de l'Académie royale des Beaux-Arts de Liège, il est professeur de dessin à la Haute Ecole Albert Jacquard de Namur. Son intérêt pour l'Histoire l'a amené à collaborer avec Yves Charlier lors de la création de la brochure commémorative « Othée 1408 », une autre bataille célèbre qu'ils ont fait revivre dans une BD d'une rigueur historique totale. Henri Defresne poursuit actuellement des travaux d'approche sur la guerre des Awans et des Waroux avec l'aide de Michel Godinas. Cette étude illustrée du Moyen âge a souvent recours à l'héraldique, science auxiliaires de l'Histoire.

Donceel (Haneffe)

Site des templiers - rue des Templiers
Chapelle des TempliersEn face de l'église, sur un chemin jadis appelé royal, la ferme de la Commanderie est une ancienne maison forte de l'ordre du Temple. Cette commanderie est mentionnée pour la première fois en 1265. En 1312, l'ordre est supprimé et la commanderie passe aux mains d'un autre ordre militaire, celui des Hospitaliers et est convertie en ferme. L'ensemble a gardé une disposition assez homogène, bien qu'ayant subi de nombreuses transformations. Il montre une commanderie rurale où tous les bâtiments forment un carré autour d'une cour centrale pavée à laquelle on accède par un porche colombier. La chapelle des Templiers jointe à la Commanderie est dédiée à St-Jean-Baptiste, le patron de l'Ordre. La chapelle actuelle date du XVIIe siècle. De plan assez simple, elle est aussi de dimension très réduite.

Dessin de Marco VenanziMarco Venanzi
Marco Venanzi est un auteur de bande dessinée de nationalité belge, né à Rome (Italie) le 14 décembre 1963. Dès 1986, après des études d'illustration et de bande dessinée à l'Institut Saint-Luc de Liège, Marco Venanzi publie en collaboration avec le scénariste Michel Dusart, ses premiers récits historiques dans l'hebdomadaire Tintin et Tintin reporter. En 1990, toujours en collaboration avec Michel Dusart il sort son premier album intitulé Froidure, biographie de ce prêtre, fondateur des Petits Riens. Passionné par la bande dessinée historique, en 1991, sur des scénarios de Patrick Cothias, Marco Venanzi succède à André Juillard au dessin de la série Masquerouge (Éditions Glénat). En 2008, avec le titre : Les Templiers (scénario Benoît Despas), Marco Venanzi intègre aux éditions Casterman l’équipe des collaborateurs de Jacques Martin. Il scénarisera et dessinera le 29e tome de cette série Alix : Le testament de César sorti en octobre 2010.

Engis (Hermalle-sous-Huy)

Le château et la ferme castrale - chaussée Freddy Terwagne
Château et ferme castrale d'Hermalle-sous-HuyLe centre villageois est dominé par le château et l'église et les quelques fermes en quadrilatère qui se regroupent au centre. Il garde des traces de son passé médiéval et notamment des douves et une tour cylindrique, mais il a été transformé plusieurs fois. Sa ferme possède une des granges les plus monumentales de Wallonie. Proche de l’église et implanté dans le noyau central d’Hermalle, le château est entouré d’un parc partiellement emmuraillé. Il a été reconstruit en grande partie au XVIIe siècle en moellons de grès, calcaire et briques et transformé en bâtiment de style mosan avec l'adjonction de deux tours quadrangulaires. À côté du château de Hermalle dont subsistent les tours du XIIe siècle, la ferme en carré des XVIIe et XVIIIe siècles a été laissée à l’abandon en 1975 suite à l’arrêt des activités agricoles. Elle a été rénovée par ses nouveaux propriétaires et abrite maintenant un centre touristique composé du musée et de la « bibliothèque de la gourmandise » ainsi que du musée « Postes restantes ».

Dessin de Jean-Luc DelvauxJean-Luc Delvaux
Né en 1970, Jean-Luc Delvaux dessine depuis sa plus tendre enfance. Passionné d'automobiles, c'est d’abord celles-ci qu’il représente avant de les mettre en scène dans de petites histoires. Il effectue alors des études d'illustrateur à Saint-Luc-Liège. Il aime redonner vie aux ambiances des années 50 - 60 dans un style influencé par les maîtres de la bande dessinée qu’il dévorait dans son enfance; Tillieux, Franquin, Will... Il réalise deux albums pour les Editions Lefrancq avec pour héros « Le Marquis » : Le truand oublié en 1995 et D.S. Irae en 1997. Il collabore à plusieurs magazines en tant qu'illustrateur et principalement à Gazoline. Avec son ami Thierry Dubois, il crée les Aventures de Jacques Gipar (déjà deux albums) dans le cadre de la collection « La Route bleue » aux éditions Altaya.

Faimes (Saives)

Un hameau à l'époque des Lumières - rue Al Cadorette
Hameau de SaivesImplanté au milieu de l'openfield hesbignon, le hameau de Saives tranche par son environnement et la qualité de son architecture. Rares sont les ensembles architecturaux atteignant un tel degré d'homogénéité et de style. Cette architecture nous la devons au XVIIIe siècle et sans doute au courant des « Lumières ». Saives est un ensemble exceptionnel rehaussé également par un environnement de qualité composé de vergers de hautes tiges, de prairies, de frondaisons et des magnifiques parcs des deux châteaux fermes. L'ensemble architectural est ici principalement composé d'une magnifique chapelle ainsi que de deux châteaux fermes. La chapelle et le site dont elle fait partie sont classés depuis 1977.

Dessin de StibaneStibane
Aîné d'une famille nombreuse et frère jumeau de Georges Van Linthout, il passe toute son enfance à Cheratte, un village connu pour son charbonnage et ses dessinateurs de BD (Walthéry, Mittéï et les jumeaux Van Linthout). Il fait ses études à l’Institut Saint-Luc de Liège, en Arts Plastiques, puis en illustration et se lance dans la bande dessinée au début des années ‘80. En bande dessinée, il a réalisé la reprise du "Petit Noël", sous la direction de Franquin (Marsu Productions). Il a aussi dessiné l'adaptation de Sherlock Holmes en BD avec André-Paul Duchâteau au scénario aux éditions Lefrancq, dans la collection BDétectives. Avec son frère comme scénariste, il dessine la série Les enquêtes Scapola chez Casterman. Toujours avec Georges Van Linthout et aussi avec Didgé, il signe l’adaptation de la série télévisée Caméra Café. Récemment, en collaboration avec Bruno Di Sano, il a publié les deux premiers tomes des « Aventures de Fred et Jamy », une adaptation de l'émission « C'est pas sorcier ». En plus de son travail d’auteur de BD, Stibane est aussi un illustrateur pour la jeunesse et est reconnu comme artiste peintre.

Geer (Hollogne-sur-Geer)

Moulin castral de Geer - rue du Centre, 27
Moulin castral de GeerSitué un peu à l'extérieur du centre de Hollogne, le moulin seigneurial est encore pourvu de sa roue à aubes. Ce moulin castral (1646) fait partie d'un ensemble comprenant le château seigneurial (1652) et la brasserie seigneuriale (1753). Lors de la construction du moulin, le Geer et ce qu'on appelle le faux Geer furent détournés et leurs eaux dirigées vers un réservoir. Un système de vannes permit le fonctionnement du moulin. L'ensemble appartenait au seigneur du lieu, Godefroid de Seraing (1676) et à son épouse Isabelle de Ponty (1693) enterrés dans l'église Sainte-Brice, toute proche. Aujourd'hui l'ensemble avec l'ancienne ferme a été converti en habitation privée. D'abord, les bâtiments ont été restaurés en 2006 et 2007. Ensuite, c'est tout naturellement vers la production d'électricité verte que la réhabilitation de la roue a été envisagée.

Dessin de PierrephiPierrephi
Né en 1983, Pierrephi suit des études artistiques à l'Institut Saint-Luc de Liège. Très jeune, il aspire à faire de la bande dessinée. Son premier personnage s'appelle Maniac. Son personnage fétiche est aujourd'hui Pol-Emile pour lequel Benoît Despas lui écrit des scénarios de gags.
Il s'adonne aussi avec talent aux caricatures. Il participe enfin à des collectifs produits par le site Opale BD.
Il a réalisé un ouvrage avec un grand artiste de la scène.

Oreye (Otrange)

Château d'Otrange - rue des Combattants
Château d'OtrangeLe château a une origine médiévale. Son donjon n'a pas été détruit comme celui de son voisin d'Oreye, mais a bien été englobé dans l’ensemble reconstruit au XVIIe et remanié aux XVIIIe et XIXe siècles. L'ensemble résidentiel y est ici bien distinct de la ferme en U, attenante au château. En 1270, la seigneurie d'Otrange dépendait également du comté de Looz.
L'ensemble castral et sa ferme sont complètement isolés du reste du village et sont d'ailleurs plus proche de la demeure du seigneur voisin d'Oreye que d'Otrange. On a accès au château par un chemin qui rejoint la propriété à l'Ouest et débouche sur une cour d'honneur ouverte sur un parc agrémenté de buissons taillés. Au centre de l'ensemble des bâtiments, on peut admirer la belle façade du corps de logis construite au XVIIe siècle par la famille Tollet et exhaussée au XVIIIe siècle par les Wanzoulle.

Dessin de Didier ChardezDidier Chardez
Né à Verviers le 10/11/1953. Cet auteur très complet sous son nom ou plusieurs pseudonymes, dont Didgé et Lou, assure notamment le dessin réaliste de la série la Malédiction d'Edgar chez Casterman. Il est aussi coloriste chez Delcourt et Ankama. Didier Chardez a obtenu son diplôme à l’Institut Saint-Luc à Liège. Il débute en 1974 dans une revue syndicale comme scénariste de gags de Julos et surtout à partir de 1977 dans le magazine Spirou puis à partir de 1983 également au journal Tintin tant comme dessinateur que comme scénariste. Il réalise en fait une large part de sa carrière dans la BD humoristique sous le pseudo Didgé, son prénom prononcé à la manière verviétoise. Il réalise aussi quelques histoires coquines ou adultes et des albums publicitaires ou d'entreprise. Ces dernières années, il réalise la série Caméra Café (6 tomes) avec Georges Van Linthout et Stibane aux éditions Jungle.

Remicourt (Lamine)

Motte castrale - rue de Hodeige
Motte castrale - LamineLa paroisse de Lamine est une des plus anciennes de la région. Les paroisses voisines de Hodeige, Remicourt, Bleret, Pousset en dépendaient. Sa tour daterait cependant du XIIIe siècle et aurait été élevée pour la défense de la communauté villageoise par le chapitre liégeois de Saint-Paul. La motte castrale, quant à elle, a accueilli, semble-t-il, au Moyen Âge une tour résidentielle et fortifiée d’abord en bois et faisait partie de cette première génération de châteaux qui parsemèrent l'occident à partir de l'an mil. Elle était entourée d’un fossé et d'une levée de terre et prolongée d'une basse-cour dont la ferme d'Oultremont est l'héritière. Ce château a sans doute été élevé par l'avoué de Hesbaye, porte-étendard des armées liégeoises, dans le cadre de la défense du territoire de l'évêque. Le site de la motte castrale de Lamine et de l'église paroissiale est un des sites médiévaux parmi les plus intéressant de Hesbaye.

Dessin de Michel PierretMichel Pierret
Né à Elby en Belgique en 1950, Michel PIERRET étudie à l’Institut Saint-Luc de Liège. Après avoir publié quelques « cartes blanches » dès 1974 dans « Spirou », il crée « Terran stone » dans cet hebdomadaire. Il quitte ce titre pour « Tintin » où il crée « Papilio », puis Max et Cati dans un style plus humoristique. C’est en 1990 qu'il succède à Jean-Charles Kraehn sur Les Aigles décapitées aux éditions Glénat. Scénariste, il écrit Les Diables bleus dans « Spirou » en 1980 pour Francis Carin, Hidalgo pour Marco Venanzi chez Glénat. En 2005, il coréalise avec Venanzi Une vie de Zidane pour Casterman. Son trait classique, son goût pour l'Histoire, lui ont permis de poursuivre avec succès cette saga moyenâgeuse.

Saint-Georges-sur-Meuse

Son centre historique - rue Albert Ier
Eglise de Saint-Georges-sur-MeuseLe centre historique de Saint-Georges attire l'attention avec son église munie d’une tour massive érigée au Moyen Âge. Selon la vie de sainte Ode, rédigée au XIIIe siècle, la sainte mérovingienne, perdue dans l'immense forêt qui longeait jadis la Meuse et ses coteaux, aurait fondé un oratoire en lieu et place de l'église paroissiale actuelle. Ce petit édifice aurait donné lieu à un culte en l'honneur de saint Georges et une petite communauté rurale se serait concentrée à cet endroit. Actuellement, à côté du centre religieux, une des anciennes fermes en quadrilatère hesbignonne abrite le Centre culturel et le remarquable musée d'archéologie hesbignonne dans deux ailes parfaitement rénovées.

Dessin de HachelHachel
Hachel, de son vrai nom Hubert Lambert, est un dessinateur de bande dessinée belge, né à Saint-Georges-sur-Meuse le 28 octobre 1945. En 1966, il est gradué en Arts plastiques spécialisé dans la publicité de l'Institut Saint-Luc à Liège. 1965-66 : Sous le pseudonyme de HACHEL, une trentaine de planches BD («Mésaventures sans Paroles») sont reprises par le journal SPIROU. C'est en 1969, qu'il créa le personnage de Benjamin pour le journal Tintin. Il en dessinera 500 planches et reprendra pour le même hebdomadaire Dic Dinn, créé par Aidans. Il publiera aussi un album des aventures du papa d'Achile Talon. Il poursuivra parallèlement une carrière de professeur et de publicitaire et réalisera également une multitude de dessins pour plusieurs quotidiens et hebdomadaires.

Verlaine (Chapon-Seraing)

Ensemble villageois - rue Bolly
Chapon-Seraing offre au visiteur l'image d'un village construit dans la même unité de ton, avec ses maisons et ses fermes construites en briques. L'habitat est regroupé autour de l'église Saint Jean-Baptiste, édifice de style néogothique reconstruit en 1860 et de l'ancienne place herbeuse centrale où un flot demeura jusqu'en 1948 et vers laquelle semblent converger les rues du village. A proximité, la ferme des Carmes déchaussés de Visé fut élevée au XVIIIe siècle. Quant à la ferme de Hemricourt c'est un quadrilatère avec un porche surmonté d'un colombier et dont la clé porte le millésime de 1767. La particularité de cet ensemble rural assez complet est un magnifique puits en cul de four encastré dans la grange.

Dessin de Stéphane DizierStéphane Dizier
Autodidacte, Stéphane Dizier dessine depuis sa tendre enfance. Ses cahiers de classe s'en souviennent encore. Après plusieurs projets, il publie ses premières planches; l'adaptation de légendes de sa région chez « Auracan » en 94. Avec Michel Weykmans au scénario, il crée ensuite « Blackhat », aventures américaines sur fond de ruée vers l'or au 19e siècle. Revenant à l’humour pour les éditions Dargaud et toujours avec Weykmans, il crée « Ogive » marchand de frites ambulant et sa « Barakafrites ». Suite à des restructurations, cette série ne verra pas le jour chez l'éditeur français. Les idées de l'un, les techniques de l’autre évoluent et Dizier charge Weykmans de lui concocter une histoire sur le thème des esprits de la forêt. Ainsi voit le jour la « Sorcière Lizina » chez l'éditeur Vents d'Ouest. Il vient de sortir l’adaptation de « Malvira » en BD.

Villers-le-Bouillet

Le site du Vieux Clocher - place de l'Eglise
Eglise Saint-MartinComposé essentiellement de fermes regroupées autour de son église, le Vieux Clocher, coeur historique de Villers-le-Bouillet conserve un patrimoine rural très riche. L'église Saint-Martin est ancienne comme l’atteste son patronyme. Sa tour et son ancien cimetière taluté et peut être jadis emmuraillé, lui donnent un aspect défensif et servait de refuge à la communauté villageoise. La partie la plus ancienne est le choeur qui remonte au XIIIe siècle dans sa partie centrale. La tour surmontée d'une flèche octogonale a été reconstruite en 1530. Les différentes fermes avoisinantes datent des XVIIe et XVIIIe siècles. Celle des avoués, proche de l'église est un magnifique quadrilatère homogène construit au XVIIIe siècle.

Dessin de Georges Van LinthoutGeorges Van Linthout
Il fait ses études à l'Institut Saint-Luc de Liège, en arts plastiques et illustration et vend ses premières planches au journal Spirou. En 1985, il crée Lou Smog, un lieutenant de police américain des années 1950 pour le journal Tintin. Ensuite, avec Yves Leclercq au scénario, il dessine la série Falkenberg, un militaire allemand aux prises avec le mystère du trésor des Templiers au début du 20e siècle. Il a publié aux éditions Casterman la série Twins avec Leclercq au scénario et scénarise la série Les Enquêtes Scapola avec Stibane au dessin. De 2003 à 2006, Georges Van Linthout adapte en BD la série télévisée Caméra Café. En plus Georges Van Linthout a réalisé plusieurs albums de BD one shot, où ses passions pour le polar, le noir et blanc et la musique blues et rock sont très présentes. Ses deux derniers albums, sont « Braquages & Bras Cassés », un polar se déroulant dans les décors de la banlieue liégeoise, aux éditions de La Boîte à bulles avec Benjamin Fischer au scénario et .... Une biographie d'un chanteur de blues fictif.

Waremme

L'église d'Oleye - rue Nationale
Eglise Saint-Denis d'OleyeOleye est très ancien et appartenait avec Grand-Axhe au domaine de l'abbaye de Saint-Denis près de Paris depuis 805. Sa paroisse était à la collation de Saint-Lambert de Liège. L'ancienne église située sur une éminence était composée d'une tour romane du XIIe ou XIIIe siècle englobée aujourd'hui dans une nef construite en 1683. Cette tour était de 3 niveaux et construites en divers matériaux dont le grès, le silex et le calcaire. La nef de 4 travées était en briques, calcaire et grès. L'intérieur de l'église est décoré dans le style Louis XIV, ce que ne laisse en rien préjuger l'extérieur. Les murs sont ornés de pilastres et le plafond est constitué d'une fausse voûte avec des stucs.

Dessin de Françis Carin et David CarynFrancis Carin et David Caryn
Né le 24 décembre 1950 à Retinne (Belgique), Francis Carin a étudié les arts plastiques à l'Institut Saint-Luc de Liège. À partir de septembre 1976, il se fait remarquer en produisant de nombreuses illustrations pour l'hebdomadaire belge d'information « Pourquoi Pas ? ». Parallèlement, il réalise quelques BD pour « Spirou » et il met en images plusieurs histoires complètes pour le journal « Tintin » édité au Lombard. C'est pour ce même éditeur, sur des scénarios de François Rivière et Gabrielle Borile, qu'il crée graphiquement les aventures de « Victor Sackville », en 1983. Cette série relate les dangereuses péripéties d'un agent des services secrets britanniques durant la première guerre mondiale et dans les années ‘20. Ce qui distingue surtout le travail graphique de Francis Carin, c'est le réalisme avec lequel il restitue l'atmosphère de cette époque et l'extrême minutie avec laquelle il reconstitue les caractéristiques architecturales des différents lieux où se situe l'action.
Son fils David a ici réalisé les couleurs.