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Une région contrastéePlus on se rapproche de la Meuse et plus l'habitat et le tissu villageois se densifie et se modifie. A côté d'agglomération rurales coexistent plusieurs usines. Des industries agricoles comme les meuneries, les brasseries ou les siroperies sont apparues au XIXe siècle. Warnant avait sa râperie directement reliée à la sucrerie de Wanze.

Mais l'extraction du charbon si intense dans la région liégeoise, se pratiquait aussi à Ampsin, Jehay, Bodegnée et Villers-le-Bouillet. Dans la vallée de la Meuse, les carrières, les fours à chaux, les alunières, les briqueteries industrielles, les industries métallifères ou les fonderies se sont multipliées aux environs d'Amay. Ce développement de l'industrie a produit un certain nombre de quartiers ouvriers et a donné naissance à une architecture industrielle caractéristique dont il subsiste des traces un peu partout aux environs de la ville.

Enfin, retenons quand même la spécificité d'Amay qui sans être un centre urbain comme Huy, Liège ou même Waremme, s'est toujours distingué dans son histoire par son importance par rapport aux autres villages. A l'origine, gros bourg qui s'est développé autour d'une collégiale et de ses maisons canoniales, Amay alterne maisons bourgeoises et quartiers ouvriers entre la plaine alluviale et ses collines. A côté des maisons ouvrières qui se sont construites parfois en plusieurs fois au gré des ressources de leurs propriétaires, des maisons au style éclectique, néo-classique ou art nouveau témoignent du goût d'une certaine bourgeoisie. On épinglera quatre magnifiques maisons art nouveau sur la chaussée principale (Liège-Huy) traversant la ville.

Au cours des siècles, le patrimoine s'est modifié lors d'évènements historiques ou lors des phénomènes récents d'urbanisation et même de rurbanisation. Le passage de troupes étrangères dans la principauté de Liège, neutre mais perméable aux grandes puissances, a provoqué la destruction de certains éléments du patrimoine ou de villages entiers. Certains édifices furent reconstruits mais dans des styles différents que ceux d’origine. La prospérité économique des campagnes hesbignonnes a permis une évolution dans la construction rurale. Mais au XIXe et XXe siècle, des nécessités fonctionnelles ont parfois eut pour conséquence le sacrifice de témoignages anciens. L'habitat traditionnel des petites gens a disparu avec l'augmentation du confort recherché dans les habitations et dès la moitié du XIXe siècle, grâce à la diffusion des constructions en briques.

Après la seconde guerre mondiale, l'éclatement de ce tissu rural s’est traduit par une urbanisation linéaire le long des grands axes au point que certaines entités se sont rejointes. De plus tout le monde construisait un peu suivant ses goûts faisant parfois preuve d’une originalité dans le choix des matériaux ou même dans les plans et des types de bâtiments qui ne s'intégraient pas dans les modèles traditionnels. Il a fallu pas mal de dégâts dans les paysages pour que les autorités commencent à chercher des solutions pour qu'on respecte l'identité de certaines zones architecturales et paysagères.