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Saint-Georges-sur-Meuse est une des rares communes à n'avoir pratiquement pas modifié son territoire à la fusion des communes en 1977. Seul, le hameau de la Mallieue acquis au détriment d'Engis, lui a permis de rejoindre la Meuse et de modifier son nom. La commune était déjà très étendue et sa superficie était de 2045 ha. Elle se composait de plusieurs hameaux importants : Warfusée, Dommartin, Oulhaye, Sur-les-Bois, Yernawe, Stockay, Warfée,...

Le sous-sol de la commune a été exploré depuis des années par des chercheurs locaux et des vestiges archéologiques ont révélé une partie de l'histoire très ancienne de la localité. Les objets recueillis lors de ces fouilles ont été rassemblés dans un musée archéologique très didactique. 

On a relevé bon nombre d'occupation datant du Néolithique (un important site omalien à Dommartin) de même que des gisements du Mésolithique au lieu-dit la Boulade.

Des tombes et des substructions romaines ont été découvertes à Dommartin, Stockay, Warfée et Yernawe. Saint-Georges était traversé par la chaussée romaine reliant Tongres à Arlon. Il reste également un tumulus à Yernawe proche du tracé de cette voie de communication. 

La paroisse dédiée à saint Georges remonte sans doute au Haut Moyen Âge et plusieurs chapelles en dépendaient comme celle de Saint-Martin qui donna son nom à Dommartin. L’église Saint-Georges située au centre du village était à la collation du chapitre de Saint-Paul.

D'après la tradition, c'est sainte Ode, elle-même, qui aurait fondé cette église en même temps que celle d'Amay, de Huy et de Les Waleffes. Toutes ces fondations auraient fait partie d'un vaste et grand domaine mérovingien avant son démembrement.

Le grand alleu de Yernawe aurait été prélevé vers 1016 par l'évêque Baldéric du domaine du chapitre Saint-Lambert pour être donné à Saint-Jacques. 

Assez tôt, la seigneurie de Warfusée échoit à un lignage chevaleresque assez proche du prince-évêque. En 1288, le sire de Warfusée fait partie des Homines Sancti Lamberti .

Dommartin est mentionné pour la première fois en 971 dans une charte du chapitre Saint-Martin. L’histoire retint surtout que le village et sa campagne fut le théâtre d'une grande bataille qui mit fin à la querelle sanglante entre les Awans et les Waroux en 1325.

Stockay, actuellement centre économique de la commune, est une émanation plus récente. Elle doit surtout son développement aux activités industrielles du XIXe siècle.

Quant à Sur-les-Bois, hameau malheureusement déserté à cause des nuisances sonores dues à sa proximité de l'aéroport de Bierset, il opère une reconversion dont la Maison Apicole Didactique, ouverte aussi aux produits du terroir, est un élément moteur.

La Mallieue hameau industriel ne fait partie de Saint-Georges que depuis les fusions des communes. C'est essentiellement un lieu de carrières.

La commune est géographiquement située à la limite des grands openfields hesbignons tandis que le sud est orienté vers le sillon mosan. Sur ce versant de la Meuse, le relief y est plus accentué et les bois plus nombreux. On y cultivait même la vigne. Des industries extractives comme les carrières, les houillères ou les alunières, se sont développées assez tôt avec leur apogée au XIXe siècle. Au début du XXe siècle, on trouve même des fours à chaux. Cette industrie même si elle est moins intense de nos jours attira une population assez importante d'ouvriers d'origine espagnole et italienne. 

Au nord de la commune, le sol riche qui avait déjà attiré des populations d'agriculteurs depuis la Préhistoire est cultivé principalement par les grosses fermes. Celles-ci appartenaient non seulement à l'aristocratie et à quelques paysans ayant réussi mais aussi aux ordres religieux. Plusieurs institutions ecclésiastiques comme les abbayes du Val-Benoît, de Flône, de Neufmoustier, du Val Saint-Lambert, de Saint-Jacques ou le chapitre de Saint-Lambert possèdent une grande partie de la propriété foncière sous l'Ancien Régime. A la Révolution française, toutes ces terres seront confisquées et vendues à la bourgeoisie, la paysannerie ou la noblesse. Actuellement, Saint-Georges ne se définit plus comme une commune agricole. Elle possède des services et sa population est composée de beaucoup de résidents qui travaillent dans la ville de Liège toute proche.

Saint-Georges possède un patrimoine exceptionnel et conserve des paysages fort variés. Le château de Warfusée, patrimoine majeur de Wallonie, mérite à lui seul le détour.