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Beaucoup de bourgades moyennes, à vocation artisanale ou commerciale, tirent leur origine des vici qu'on trouve souvent à l'intersection de deux routes importantes ou d'une chaussée et d'une voie fluviale. Le réseau routier romain est à cet égard un grand facteur de développement économique. Les fameuses chaussées romaines sont encore utilisées pendant le Moyen Âge et, dans certaines régions, jusqu'au XVIIIe siècle où les autorités décidèrent de renouveler le réseau en lui donnant une autre orientation.

L'axe Nord-Sud du pays est relié de Tongres à Arlon par une chaussée traversant la Hesbaye et qui passe par le gué d'Ombret. La petite agglomération qui se développa des deux côtés du fleuve sur le tracé de cette route et le long de la Meuse fait partie d'un même vicus. Il est né au Ier siècle et s'est développé aux IIe et IIIe siècle. Il fut détruit vers 270 et reconstruit au IVe siècle. On construisit alors un fortin pour assurer sa protection. Il prit de l'importance notamment grâce à la construction d'un pont situé un peu en amont de l'actuel.

L'autre axe est-ouest est relié par la célèbre chaussée Bavay-Cologne qui passe également par Tongres.

Une multitude de villages du nord de la Hesbaye, Rosoux, Corswarem, Waremme, Bergilers, Oreye sont traversés par cette voie importante. Elle rejoint d'ailleurs la chaussée qui relie Tongres à Trêves sur le territoire actuel de Waremme. C'est près de ces chaussées que sont souvent d'ailleurs implantées les nombreuses villae qui quadrillent la région. De nombreux « diverticulae », voies secondaires reliaient ces exploitations aux deux importants axes qui permettaient d'écouler les productions dans différents points de l'Empire. On en a découvert à Villers-le-Bouillet et à Oleye, notamment.